La France ne livre pas les Mistral, et va devoir dédommager la Russie

La date butoir pour livrer les navires à la Russie était fixée au 16 mai, mais l'État français a refusé d'honorer son contrat, en lien avec la politique russe en Ukraine. Moscou attend maintenant un dédommagement.

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Le Vladivostok et le Sébastopol restent donc à Saint-Nazaire. La France n'a pas voulu livrer à la Russie les deux navires Mistral commandés par Moscou en 2011.
En effet, l'État refuse de cautionner la guerre qui dure en Ukraine entre l'armée nationale et les séparatistes prorusses. Un cessez-le-feu avait pourtant été signé par Vladimir Poutine et le président ukrainien en présence de François Hollande en février.

Moscou veut 1,2 milliard d'euros

Il va donc falloir que la France rembourse la Russie pour ce contrat non respecté. L'exécutif se dit prêt à rembourser la somme avancée, soit 800 millions d'euros, mais le gouvernement russe attend aujourd'hui un dédommagement à la hauteur du préjudice subi, et exigerait la somme d'1,2 milliard d'euros, qui prend en compte la formation des équipages, soit 400 marins, et la fabrication de quatre hélicoptères conçus spécialement pour les Mistral.

Quant aux navires, la France va devoir négocier avec la Russie pour les vendre à un autre pays, car celle-ci refuse pour des questions de secret militaire. Par ailleurs, l'armée française n'a pas la capacité d'incorporer de tels équipements à sa flotte.

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Le \"Sebastopol\", un des deux porte-hélicoptères Mistral destinés à la Russie, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le 26 novembre 2014.
Le "Sebastopol", un des deux porte-hélicoptères Mistral destinés à la Russie, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le 26 novembre 2014. (GEORGES GOBET / AFP)