Haut-Karabakh : plus de 2 300 soldats arméniens tués dans le conflit avec l'Azerbaïdjan

Ce nouveau bilan représente près du double des pertes précédemment annoncées par Erevan. De son côté, l'Azerbaïdjan n'a de son côté pas communiqué ses pertes militaires.

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Des soldats arméniens, dans la région du Haut-Karabakh, le 12 novembre 2020, trois jours après la signature d'un cessez-le-feu avec Azerbaïdjan. (ALEXANDER NEMENOV / AFP)

Cinq jours après la signature accord de cessez-le-feu dans le Haut-Karabakh, l'Arménie compte ses morts. Les autorités du pays ont annoncé, samedi 14 novembre, avoir perdu 2 317 soldats au cours des affrontements avec l'Azerbaïdjan, dans cette enclave montagneuse du Caucase. Ce nouveau bilan représente près du double des pertes précédemment annoncées par Erevan, en plus de 50 civils arméniens tués dans ce conflit, depuis début septembre.

Les corps des militaires tués, "parmi lesquels des corps non identifiés, ont été pris en charge par le service d'examen médico-légal", a indiqué la porte-parole du ministère arménien de la Santé, Alina Nikoghosian. Selon elle, le processus d'échange des corps avec l'Azerbaïdjan ne fait que commencer. "Les belligérants ne disposent pas pour le moment de chiffres définitifs", a-t-elle relevé.

De son côté, Bakou n'a pas communiqué ses pertes militaires, et rapporte 93 civils tués par les bombardements arméniens.

Des Arméniens brûlent leurs maisons

L'Arménie et l'Azerbaïdjan ont signé lundi, sous le parrainage de Moscou, un accord de cessez-le-feu mettant fin au conflit. Ce texte consacre les gains de territoires importants obtenus par l'Azerbaïdjan, et prévoit la rétrocession à Bakou de zones supplémentaires. Des forces de maintien de la paix russes ont été déployées cette semaine dans le Haut-Karabakh pour s'assurer du maintien de la trêve.

L'annonce de cet accord avait été suivie par des manifestations de colère à Erevan, où des protestataires avaient brièvement investi le siège du gouvernement et le Parlement. Comme un symbole de ce revers, des Arméniens ont préféré brûler leurs maisons, samedi, plutôt que de les voir tomber aux mains des forces azerbaïdjanaises, à la veille de leur arrivée prévue dans certaines zones.

Un habitant du village de Charektar, dans la région du Haut-Karabakh, brûle sa maison, le 14 novembre 2020. (ALEXANDER NEMENOV / AFP)

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