Espionnage : les grandes oreilles de l’espace

La ministre des Armées Florence Parly accuse un satellite russe d’avoir espionné un satellite français. Quelle est la menace ?

FRANCE 3

Un bâtiment anodin sur les hauteurs de Lyon. Sur la base aérienne de Lyon-Mont Verdun (Rhône), un gros télescope scrute le ciel. Nous sommes au Cosmos, le centre de surveillance de l’espace de l’armée française. C’est ici il y a quelques mois que l’alerte a été lancée. A plusieurs reprises, les militaires décèlent un objet approchant dangereusement de leur satellite de renseignement et qui les inquiète.

Des manœuvres hostiles

"Il pourrait être capable de faire de l’écoute, de l’intrusion et même de l’interférence, et le cas le plus critique, faire de la destruction", explique l’Adjudant-chef Lionel de la division "analyse et exploitation" au Cosmos. En 2014 déjà, les observateurs de l’espace avaient été stupéfaits. Lors d’un lancement russe, un satellite est baptisé "Kamikaze" par les Américains. "Ça peut faire du sabotage sur des satellites opérationnels, indique Jean-Luc Lefèbvre, auteur 'Stratégie spatiale, penser la guerre des étoiles'.Cela peut être un moyen de nuire sans signer son acte." La ministre des armées Florence Parly a incriminé directement la Russie et lui reproche des manœuvres hostiles.

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Le satellite ADM-Aeolus doit être lancé le 22 août 2018 à partir de la base de lancement de l'Agence spatiale européenne, située à Kourou, en Guyane (France). Les instruments à son bord devront aider à comprendre le climat de la Terre. (ESA/ATG medialab)