Russie : Emmanuel Macron appelle à la "libération immédiate" d'Alexeï Navalny après sa condamnation

De Washington à Berlin, plusieurs capitales occidentales ont dénoncé, mardi, la révocation d'un sursis de trois ans et demi infligé à l'opposant russe en 2014.

Alexeï Navalny échange avec son avocat lors de son procès, le 2 février 2021, à Moscou (Russie).
Alexeï Navalny échange avec son avocat lors de son procès, le 2 février 2021, à Moscou (Russie). (MOSCOW CITY COURT / TASS / SIPA)
Ce qu'il faut savoir

L'opposant russe Alexeï Navalny a été condamné à trois ans et demi de prison, mardi 2 février, par un tribunal de Moscou. Son avocate a annoncé qu'il ferait appel. A l'unisson avec plusieurs dirigeants occidentaux, Emmanuel Macron a dénoncé une condamnation "inacceptable", appelé à la "libération immédiate" de l'opposant et réclamé "le respect des droits humains comme celui de la liberté démocratique"

>> Ce direct est désormais terminé.

Les pro-Navalny en colère. Les partisans du militant ont immédiatement lancé un appel à descendre dans les rues pour s'opposer à la décision de la justice russe. Selon une ONG spécalisée dans le suivi des protestations, plus de 1 050 personnes ont été interpellées lors de ces rassemblements spontanés, principalement à Moscou.

La défense de Navalny fait appel. La juge Natalia Repnikova a indiqué que le condamné devra purger trois ans et demi de prison de sa peine de 2014, moins les mois qu'il avait passés assigné à résidence cette année-là. Après l'annonce de cette décision, une avocate d'Alexeï Navalny a estimé à "environ" deux ans et huit mois la peine restant à purger et annoncé qu'elle interjeterait appel, ouvrant la voie à un nouveau procès.

Un jugement dénoncé à l'étranger. Le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont rapidement appelé à la "libération immédiate et sans conditions" de l'opposant russe, tout comme l'Allemagne, qui a dénoncé "un coup amer aux libertés fondamentales et à l'Etat de droit en Russie". L'Union européenne en a fait de même.

Moscou riposte. En réponse aux critiques étrangères, la porte-parole de la diplomatie russe a accusé les capitales occidentales d'être "déconnectées de la réalité""Il n'y a aucune raison de s'ingérer dans les affaires d'un Etat souverain, a-t-elle ajouté. Nous recommandons que chacun s'occupe de ses propres problèmes."

Sursis révoqué. Cette condamnation fait suite à une plainte des services pénitentiaires, qui accusaient Alexeï Navalny d'avoir violé son contrôle judiciaire en ne pointant pas comme il aurait dû le faire dans le cadre d'une condamnation avec sursis remontant à 2014. Cette violation dénoncée a eu lieu quand le militant se trouvait en convalescence en Allemagne après son empoisonnement. A l'audience, il a assuré avoir prévenu les autorités de son adresse et des causes de son absence. "Qu'est-ce que j'aurais pu faire d'autre?", a-t-il dit.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #NAVALNY

00h16 : Voici dernier point sur l'actualité de la soirée :

L'opposant russe Alexeï Navalny a été condamné par un tribunal moscovite à trois ans et demi de prison. La France, le Royaume-Uni, l'Allemagne ou encore les Etat-Unis ont appelé à sa libération immédiate. Plus de 1 050 personnes ont été interpellées lors de rassemblements en sa faveur ce soir, principalement à Moscou, a indiqué l'ONG OVD-Inf.


Emmanuel Macron a donné une interview surprise au "20 heures" de TF1 sur la campagne de vaccination. Il a notamment assuré que "d'ici à la fin de l'été, nous aurons proposé à tous les Français adultes qui le souhaitent un vaccin". Voici ce qu'il faut retenir de son intervention.


Les hospitalisations sont toujours croissantes en France, avec 404 nouveaux décès enregistrés ces dernières 24 heures. Au total, 28 029 malades du Covid-19 sont hospitalisés ce soir (+155 par rapport à la veille) et 3 270 d'entre eux sont en réanimation ou soins intensifs (+52).


La fille aînée de Richard Berry porte plainte contre son père pour viol, a appris franceinfo. La plainte vise aussi une ancienne compagne de l'acteur, la chanteuse américaine Jeane Manson. Notre article vous en dit plus.


Jeff Bezos, le fondateur d'Amazon, a annoncé qu'il allait céder cette année le rôle de directeur général du géant du commerce en ligne, tout en restant président de son conseil d'administration.


La page Giuseppe Conte va-t-elle se tourner en Italie ? Une semaine après la démission du chef du gouvernement, le président Sergio Mattarella a convoqué l'ancien président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, pour un entretien demain midi.

23h52 : Selon cette organisation spécialisée dans le suivi des protestations, l'essentiel des arrestations (865) ont eu lieu à Moscou.

23h52 : Plus de 1 050 personnes ont été interpellées lors de rassemblements en Russie en faveur de l'opposant Alexeï Navalny, condamné à près de trois ans de prison, a indiqué l'ONG OVD-Info.

(Alexander NEMENOV / AFP)

23h21 : "La justice en Russie est depuis assez longtemps un mot qui n'a plus beaucoup de sens".


Après la condamnation à près de trois ans de prison d'Alexeï Navalny, l'historienne Galia Ackerman, estime que le Kremlin "a décidé apparemment de suivre la voie biélorusse", où l'opposition est durement réprimée.

Alexeï Navalny lors de son procès, le 2 février 2021, à Moscou (Russie). (HANDOUT / MOSCOW CITY COURT PRESS SERVICE / AFP)(HANDOUT / MOSCOW CITY COURT PRESS SERVICE / AFP)

00h26 : Il y a "beaucoup beaucoup d'arrestations dans le centre de Moscou", témoigne à l'instant le correspondant de France Télévisions, Luc Lacroix. "La police veut éviter que les pro-Navalny n'accèdent à la place du Manège", où les soutiens de l'opposant se sont donnés rendez-vous.

22h24 : "Le verdict contre Alexeï Navalny est très éloigné des règles de l'Etat de droit. Navalny doit être libéré immédiatement. La violence contre des manifestants pacifiques doit cesser", a écrit la chancelière allemande Angela Merkel sur Twitter, via son porte-parole.

20h26 : Le journaliste du Monde, Benoît Vitkine, a publié quelques secondes du moment où la condamnation d'Alexeï Navalny est prononcée par un tribunal de Moscou. On voit l'opposant dessiner un coeur à sa compagne sur la vitre de son box.

20h24 : Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell réclame à son tour, dans un tweet en anglais, la libération immédiate d'Alexeï Navalny.

20h22 : Effectivement, la question se pose @zelio : pourquoi Alexeï Navalny a-t-il pris le risque de revenir en Russie, le 17 janvier, cinq mois après sa tentative d'empoisonnement ? Dans cet article de 20 Minutes, Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l’Iris, expliquait que l'homme est avant tout un militant, "qui a le sentiment d’avoir une mission". Son avenir politique est donc en Russie. Nos confrères proposent plusieurs autres pistes d'explications dans leur article.

20h20 : Mais pourquoi est il reparti en Russie ?

20h07 : Il est plus que l'heure de faire un point sur l'actualité :

Washington, Berlin, Londres et Paris appellent à la libération immédiate d'Alexeï Navalny qui vient d'être condamné à près de trois ans de prison par un tribunal moscovite. Son avocate, Olga Mikhaïlova, a indiqué que son client devrait effectuer "environ" deux ans et huit mois de prison, et qu'il fera appel. Suivez notre direct.

#COVID_19 La Haute Autorité de santé a donné son feu vert à l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca contre le Covid-19, mais seulement pour les moins de 65 ans.

#KARACHI Une peine d'un an d'emprisonnement avec sursis et 50 000 euros d'amende ont été requis contre l'ex-Premier ministre Edouard Balladur, jugé à Paris pour des soupçons de financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995.

#BIRMANIE Les Etats-Unis ont formellement accusé les militaires birmans d'avoir perpétré un "coup d'Etat", alors que le chef de l'armée birmane a semblé balayer les condamnations internationales et les appels à la libération d'Aung San Suu Kyi.


19h56 : Emmanuel Macron juge la condamnation d'Alexeï Navalny "inacceptable" et appelle à "sa libération immédiate".

19h56 : La police se déploie en ce moment sur la place du Palais, à Saint-Pétersbourg (Russie), pour contenir d'éventuelles manifestations contre la condamnation d'Alexeï Navalny.

19h24 : La journaliste Tania Felgengauer affirme sur Twitter que la justice russe a condamné à "2 ans et 8 mois de prison son principal opposant politique faute de ne pas avoir pu le tuer".

19h17 : "Comme tout citoyen russe, M. Navalny doit jouir des droits garantis par la Constitution russe".


Les Etats-Unis expriment leur "profonde préoccupation" après cette condamnation et appellent la Russie à libérer Alexeï Navalny "immédiatement et sans conditions".

19h13 : La place Pouchkine à Moscou est également bouclée, tout comme la place Rouge et la place du Manège, où ses partisans se sont donnés rendez-vous, constatent plusieurs médias d'opposition.

19h07 : De nombreux policiers sont déjà positionnés devant le tribunal de Moscou, afin d'anticiper un éventuel rassemblement.

19h04 : Amnesty International en France vient de réagir à sa condamnation, que l'ONG qualifie de "mascarade".

19h01 : Le Royaume-Uni appelle à la "libération immédiate et sans condition" d'Alexeï Navalny, dénonçant la décision "perverse" de la justice russe de l'emprisonner pour plus de deux ans.

19h02 : Le flash de la condamnation d'Alexeï Navalny, écrit il y a quelques secondes, s'est effacé. Je vous le remets ici : l'opposant Alexeï Navalny est condamné à trois ans et demi de prison, ses partisans lancent un appel à manifester ce soir.

L'opposant russe Alexeï Navalny à Moscou, en Russie, le 29 septembre 2019. (SEFA KARACAN / ANADOLU AGENCY / AFP)(SEFA KARACAN / ANADOLU AGENCY / AFP)

18h54 : Dès l'annonce de cette condamnation, la plus importante jamais infligée à Alexeï Navalny, ses partisans ont appelé à descendre immédiatement dans les rues.

18h56 : Le détracteur du Kremlin est condamné pour ne pas avoir respecté les conditions de son contrôle judiciaire, après une peine avec sursis prononcée en 2014. Ayant déjà passé plusieurs mois assigné à résidence à l'époque, il risque de passer plus de deux ans derrière les barreaux, mais son avocat a annoncé qu'il faisait appel de cette décision.

16h26 : Alexeï Navalny pourrait être incarcéré entre deux ans et demi et trois ans et demi pour avoir violé, selon les autorités, les termes de son contrôle judiciaire. Le verdict est attendu à 18 heures, heure de Paris.

16h26 : "Le plus important dans ce procès est de faire peur à une quantité énorme de gens. On en emprisonne un pour faire peur à des millions."

L'opposant russe Alexeï Navalny s'est lancé dans un réquisitoire contre Vladimir Poutine lors de sa comparution devant la justice.

14h12 : Ces déclarations ont provoqué des échanges tendus avec les avocats d'Alexeï Navalny. La défense a, elle, martelé que l'opposant russe était en convalescence en Allemagne, se remettant d'un empoisonnement. "Qu'est-ce que j'aurais pu faire d'autre ? Vous aviez besoin que je vous envoie la vidéo de ma physiothérapie ?", a lancé l'intéressé, depuis la cage en verre réservée aux prévenus.

13h12 : A Moscou, Alexeï Navalny comparaît pour avoir violé un contrôle judiciaire. L'audience se poursuit autour d'un bras de fer. Les représentants de l'accusation affirment que l'opposant russe a "violé systématiquement" les conditions d'une peine de trois ans et demi de prison avec sursis prononcée en 2014, estimant dès lors que la sentence devait être exécutée.

14h05 : L'opposant russe Alexeï Navalny est arrivé au tribunal de Moscou pour comparaître. Il est accusé d'avoir enfreint un contrôle judiciaire dans le cadre d'une condamnation en 2014, un dossier qui pourrait le conduire en prison pour plusieurs années, malgré les pressions occidentales et un large mouvement de contestation en Russie.




14h08 : Il est déjà midi ! Voici un point sur l'actualité de ce mardi :

Rémi Salomon plaide pour un reconfinement, éventuellement territorialisé, et surtout pour la fermeture des écoles, a défendu le président de la commission médicale d'établissement de l'AP-HP ce matin sur franceinfo. Il s'inquiète notamment de la "croissance exponentielle" de la présence des variants en France.


Dix-huit départements du sud-ouest et du nord de la France sont toujours en alerte orange pour des risques de crues, indique le dernier bulletin de Météo France.


Au lendemain d'un coup d'Etat au cours duquel l'armée a arrêté la dirigeante Aung San Suu Kyi, le parti de cette dernière a réclamé sa libération immédiate. Ce coup d'Etat est "une tache dans l'histoire de l'Etat et de Tatmadaw [l'armée birmane]", écrivent ses membres.


L'opposant russe Alexeï Navalny comparait actuellement au tribunal. Il est accusé d'avoir enfreint un contrôle judiciaire, un dossier qui pourrait le conduire en prison pour plusieurs années, malgré les pressions occidentales et un important mouvement de contestation en Russie.

11h21 : Entre deux vidéos de danse, un appel à manifester. En Russie, c'est sur le réseau social TikTok que de nombreux jeunes partagent leur mécontentement face à la situation économique et la répression policière ordonnée par Vladimir Poutine. Ils appellent également à la libération de l'opposant Alexeï Navalny. Regardez :

09h32 : La police russe a procédé à plusieurs interpellations, aux abords du tribunal où comparait actuellement l'opposant russe Alexeï Navalny. D'après l'ONG spécialisée OVD-Info, au moins 24 personnes auraient été arrêtées.



(NATALIA KOLESNIKOVA / AFP)

07h51 : "Poutine, même pas peur", titre Libération. C'est aujourd'hui que l'opposant Alexeï Navalny comparait devant la justice. Tous les signaux indiquent une probable incarcération : hier, le parquet a dégainé à son tour en estimant "légale et justifiée" la demande des services pénitentiaires (FSIN), qui réclament son emprisonnement.


06h46 : Deux jours après des manifestations dans toute la Russie qui se sont soldées par un nombre record d'arrestations, ceux-ci ont de nouveau appelé à se réunir aujourd'hui devant le tribunal moscovite, qui décidera à partir de 10 heures (8 heures à Paris) du sort de l'opposant.



(SEFA KARACAN / ANADOLU AGENCY / AFP)

06h43 : L'opposant russe Alexeï Navalny comparaît aujourd'hui pour avoir violé son contrôle judiciaire dans une affaire remontant à 2014. Cette audience pourrait le conduire derrière les barreaux pour plusieurs années, malgré la détermination de ses partisans.