Mort d’Alexeï Navalny : "On sait que c’est un meurtre, sinon le corps aurait immédiatement été rendu à la famille", affirme un géopoliticien

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Durée de la vidéo : 10 min
Mort d’Alexeï Navalny : "On sait que c’est un meurtre, sinon le corps aurait immédiatement été rendu à la famille", estime un géopoliticien
Mort d’Alexeï Navalny : "On sait que c’est un meurtre, sinon le corps aurait immédiatement été rendu à la famille", estime un géopoliticien Mort d’Alexeï Navalny : "On sait que c’est un meurtre, sinon le corps aurait immédiatement été rendu à la famille", estime un géopoliticien (franceinfo)
Article rédigé par franceinfo - S.Chironi
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Invité du 19/20 info, lundi 19 février, Nicolas Tenzer, géopoliticien et enseignant à Sciences Po, affirme que l’assassinat de l’opposant russe Alexeï Navalny par le Kremlin ne fait aucun doute.

Le géopoliticien Nicolas Tenzer réagit à la mort d'Alexeï Navalny, dans le 19/20 info du lundi 19 février. "On sait que c’est un meurtre, sinon le corps aurait immédiatement été rendu à la famille et une investigation indépendante aurait été autorisée", affirme celui qui est enseignant à Sciences Po. L’auteur de Notre guerre, le crime et l’oubli : pour une pensée stratégique revient sur les "traitements épouvantables" réservés aux opposants russes. "Pour tous les autres assassinats commis par le Kremlin, on n’a jamais trouvé les commanditaires", ajoute-t-il. Il estime que les autorités russes "ne cherchent même plus à cacher quoi que ce soit" profitant, selon lui, d’un "Occident faible" qui ne réplique pas.

Sa veuve promet de poursuivre son combat

Par ailleurs, "on ne peut pas tolérer la propagande de l’ennemi", dit Nicolas Tenzer, fustigeant le manque d’investigations sur des magazines ou des écrits pro-russes, produits pour des "raisons intéressées". Il revient enfin sur la forme que pourrait prendre l’opposition russe. Ioulia Navalnaïa, la veuve d’Alexeï Navalny, a promis dans une vidéo publiée lundi de poursuivre le combat de son mari décédé. Pour Nicolas Tenzer, la lutte de l’intérieur est très difficile et "c’est à nous, Occidentaux, qu’il appartient de maintenir la pression sur la Russie pendant probablement des décennies". "On n’imagine pas aujourd’hui, malheureusement, la rue renverser Poutine", ajoute-t-il.

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