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Royaume-Uni : revers aux élections locales pour le Premier ministre Boris Johnson, affaibli par les scandales

Selon des résultats encore partiels de ce renouvellement de 200 conseils locaux, les conservateurs perdent 11 conseils et plus de 200 sièges tandis que les travaillistes remportent sept conseils et plus de 120 conseillers.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
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Le Premier ministre britannique Boris Johnson devant le siège du 10 Downing Street, à Londres (Royaume-Uni), le 5 mai 2022. (DANIEL LEAL / AFP)

Miné par le scandale du "partygate" et l'envolée des prix, le Parti conservateur du Premier ministre britannique Boris Johnson sort affaibli d'élections locales, vendredi 6 mai. Le renouvellement de 200 conseils locaux en Angleterre, en Ecosse et au pays de Galles s'est traduit par un net recul dans les urnes des Tories, mais sans donner lieu à l'effondrement redouté par certains.

Le décompte a commencé vendredi matin par des victoires très symboliques pour l'opposition travailliste, qui a remporté à Londres les conseils de Westminster, contrôlé par les Tories depuis sa création en 1964, de Barnet ainsi que Wandsworth, "conseil favori" de l'ex-Première ministre Margaret Thatcher. Les gains du Labour sont plus limités hors de la capitale et notamment dans les régions populaires du centre et du nord de l'Angleterre, que le parti doit reconquérir s'il veut prendre le pouvoir.

Selon des résultats encore partiels, les conservateurs perdent 11 conseils et plus de 200 sièges tandis que les travaillistes remportent sept conseils et plus de 120 conseillers.

"Le changement commence maintenant"

Boris Johnson a évoqué des résultats "mitigés". Il a reconnu une "dure soirée" jeudi pour les conservateurs dans certaines régions mais revendiqué une progression dans d'autres. De son côté, ragaillardi par les résultats à Londres, le chef du parti travailliste Keir Starmer a salué un "tournant" : "Nous avons envoyé un message au Premier ministre, la Grande-Bretagne mérite mieux", a-t-il déclaré, avant d'écrire sur Twitter (en anglais) "Le changement commence maintenant".

Habituellement marquées par des enjeux très locaux et une faible participation, ces élections jaugeaient pour la première fois les effets du scandale des fêtes à Downing Street pendant les confinements. Au pouvoir depuis douze ans, les conservateurs se voient aussi reprocher leur soutien insuffisant à des ménages étranglés par l'inflation, attendue à plus de 10% dans les mois qui viennent.

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