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Ce qu'il faut retenir des résultats des élections législatives britanniques

En remportant 331 sièges, contre 232 pour les travaillistes, le parti de David Cameron dispose de la majorité absolue, selon les résultats définitifs publiés vendredi.

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France Télévisions
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Le Premier ministre britannique David Cameron et son épouse, devant le 10 Downing Street, le 8 mai 2015, au lendemain de la victoire des conservateurs aux législatives.  (LEON NEAL / AFP)

David Cameron revient au 10, Downing Street. Le Premier ministre britannique sortant a largement remporté les élections législatives vendredi 8 mai. Les résultats définitifs publiés par la BBC et le Guardian, confirment que les conservateurs ont remporté 331 sièges sur les 650 de la Chambre des communes, de quoi assurer une majorité absolue aux Tories.

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Derrière, les travaillistes sont très loin avec 232 sièges. Une débâcle qui a entraîné la démission de leur chef Ed Miliband. Francetv info revient sur les principaux enseignements de ce scrutin.

Le grand perdant : le Labour, laminé

Le Labour doit se contenter de 232 sièges, soit 26 de moins que lors de la dernière législature. Loin derrière les conservateurs qui ont remporté 331 sièges, au-delà de la majorité absolue de 326 élus. Le parti travailliste a notamment été laminé en Ecosse, où les indépendantistes du SNP ont raflé 56 des 59 sièges de députés en jeu dans leur région autonome, jusqu'ici considérée comme un fief travailliste.

Un échec dont Ed Miliband a assumé la responsabilité, démissionnant de la tête du parti, vendredi 8 mai. Car s'il a été confortablement réélu dans sa circonscription de Doncaster (nord de l'Angleterre), plusieurs figures importantes du parti ont été éliminées comme Douglas Alexander, son directeur de campagne, ou Ed Balls, le ministre des Finances de son cabinet fantôme.

Le grand gagnant : le Premier ministre David Cameron

Conforté par un résultat aussi surprenant qu'inespéré, David Cameron a rencontré la reine Elizabeth II au palais de Buckingham en milieu de journée, pour recueillir son assentiment formel en vue de former le prochain gouvernement.

Le Premier ministre sortant est dans une position plus que confortable car il décroche la majorité absolue. Il va donc pouvoir effectuer, sans avoir recours à une coalition, un second mandat au cours duquel il compte poursuivre sa politique d'austérité pour rétablir l'équilibre des finances publiques du pays et organiser un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne.

Avant même la fin du dépouillement, David Cameron, 48 ans, a promis "un futur meilleur pour tout le monde", accompagnant son propos d'une remarque acerbe sur les sondages, qui annonçaient unanimement sa défaite depuis six mois.

Les surprises : la victoire des nationalistes écossais, le raté de l'Ukip

L'autre grand gagnant du scrutin est le parti national écossais (SNP), qui remporte 56 des 59 circonscriptions que compte l'Ecosse. Un résultat nettement supérieur aux prévisions des sondages. Au niveau national, le SNP ne représente toutefois que 4,8% des voix. 

Il faut noter, par ailleurs, qu'en nombre de voix, le parti conservateur n'améliore sa performance que de 0,8%, captant 36,9% des votes exprimés ou 11,33 millions de voix. Dans le même temps, s'il a récolté près de quatre millions de votes (+9,5% par rapport à 2010), le parti europhobe Ukip n'obtient qu'un seul élu à Westminster, pâtissant du mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour. Son chef emblématique, Nigel Farage, n'a pas été élu.

Un "bain de sang" politique

Le scrutin s'est conclu par des démissions politiques en cascade. A commencer par celle, emblématique, du chef de l'opposition Ed Miliband, vendredi 8 mai. Il a assumé la débâcle de son parti travailliste aux législatives.  

Nigel Farage, le chef de file du parti europhobe Ukip, battu à South Thanet, avait été le premier à démissionner. Il a ainsi tenu sa promesse de "tirer le rideau" en cas d'échec. Son départ porte un coup sévère à son parti, pourtant crédité d'un score flatteur avec près de 13% en voix. Le chef de l'Ukip n'a toutefois pas exclu de faire un "come back" en précisant qu'il allait "réfléchir cet été" s'il allait se présenter à sa propre succession en septembre à la tête du parti.

Le leader libéral-démocrate Nick Clegg, 48 ans, a également jeté l'éponge au sortir d'une nuit "dévastatrice", selon sa propre expression. Le parti libéral-démocrate, qui a gouverné en coalition avec les conservateurs ces cinq dernières années, s'est pris une véritable raclée, passant de 56 à 8 députés et recueillant 15,2% de voix de moins qu'en 2010.

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