Des experts anglais cherchent des parades au piratage informatique d'avions

En théorie, le détournement à distance d'un avion semble possible, mais l'opération se révélerait très complexe.

Un Airbus A330 participe à un vol test à Blagnac (Haute-Garonne), le 29 septembre 2014.
Un Airbus A330 participe à un vol test à Blagnac (Haute-Garonne), le 29 septembre 2014. (PASCAL PAVANI / AFP)

Le cyber-détournement fait partie des théories du complot autour de la disparition du vol MH370. La thèse reste totalement farfelue concernant le vol de la Malaysian Airlines, selon l'expert David Stupples, interrogé par le Guardian (en anglais). Mais le piratage d'avion serait devenu possible sur des avions plus récents, dont l'architecture réseau apparaît beaucoup plus intégrée.

Que les phobiques des vols aériens se rassurent, le piratage informatique resterait extrêmement difficile, selon le chercheur David Stupples. Mais, avec des connaissances très pointues, des hackers pourraient réussir à introduire un logiciel malveillant dans les systèmes d'information pour perturber les pilotes. Pour l'instant, le cas d'un piratage ne se serait pas encore présenté et les chercheurs britanniques travaillent pour tenter de supprimer le risque.

Isoler le logiciel malveillant

Ils se penchent sur une méthode pour détecter et contrer l'intrusion d'un logiciel malveillant qui tenterait de fausser les données du vol ou de perturber les logiciels de contrôle de l'avion. Pour bloquer l'intrus, il suffirait de l'isoler en désactivant par exemple certaines fonctions de l'avion qui ne sont pas capitales. Il s'agit de techniques déjà mises en œuvre dans les systèmes informatiques de certaines installations comme les centrales nucléaires.