Attaque contre un ancien agent russe : le Royaume-Uni menace Moscou d'une "réponse ferme"

Devant le Parlement britannique, le ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson a réagi à l'attaque de l'ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Youlia. Il a confirmé l'identité des deux victimes.

Des policiers bloquent l\'accès au lieu où un ancien espion russe a été retrouvé inconscient, à Salisbury (Royaume-Uni), le 6 mars 2018.
Des policiers bloquent l'accès au lieu où un ancien espion russe a été retrouvé inconscient, à Salisbury (Royaume-Uni), le 6 mars 2018. (CHRIS J RATCLIFFE / AFP)

Le gouvernement britannique a prévenu, mardi 6 mars, qu'il répondrait "de façon appropriée et ferme" si un Etat était impliqué dans le mystérieux empoisonnement présumé d'un ex-agent russe au service du Royaume-Uni et de sa fille, hospitalisés dans un état critique. Devant le Parlement britannique, le ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, a confirmé que les deux personnes attaquées avec une substance inconnue à Salisbury étaient l'ex-espion russe Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Youlia, 33 ans.

Je le dis aux gouvernements à travers le monde, aucune tentative de prendre une vie innocente sur le sol britannique ne restera impunie.Boris Johnson

Le ministre faisait ainsi allusion à la Russie, déjà désignée à plusieurs reprises par le passé comme une menace par les autorités politiques et militaires britanniques. De son côté, un porte-parole du Kremlin a affirmé n'avoir "aucune information". "Personne n'a pour l'instant demandé" à Moscou de participer à l'enquête, a-t-il dit, soulignant que son pays "est toujours disposé à coopérer".