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Vidéo Syrie : les parlementaires américains sceptiques face à une intervention armée

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MARYSE BURGOT / REGIS MASSINI - FRANCE 2
Article rédigé par
France Télévisions

Qu'ils soient démocrates ou républicains, ils expriment leurs doutes sur la stratégie de Barack Obama. Ils vont commencer à en débattre aujourd'hui, afin de donner ou non leur feu vert à une action militaire.

La Maison Blanche n'a pas ménagé ses efforts, ces derniers jours, pour convaincre les parlementaires américains de donner leur feu vert à une intervention militaire en Syrie. La tâche s'annonce ardue, à en croire les positions affichées par plusieurs ténors du Congrès, au moment où les parlementaires ont commencé à débattre du sujet, lundi 9 septembre.

Mike Rogers, président républicain de la commission du Renseignement de la Chambre, a jugé que Barack Obama s'était "embrouillé" dans ses arguments. "Il est très clair qu'il a perdu du terrain au cours de la dernière semaine (...) Le président n'a pas su convaincre", a-t-il jugé (lien en anglais), devant les caméras de CBS.

Dans les rangs républicains comme du côté démocrate, beaucoup craignent que des frappes même limitées ne donnent lieu à un nouveau conflit de longue haleine susceptible d'embraser le Moyen-Orient tout entier. "Je me demande quel est l'intérêt pour la sécurité nationale. Qu'on ne s'y trompe pas : à la minute où l'un de ses missiles de croisière s'abattra là-bas, nous serons en pleine guerre syrienne", a averti Loretta Sanchez, députée démocrate de Californie, invitée de "Meet the Press", sur NBC.

"Sauver la face"

Michael McCaul, président républicain de la commission de la sécurité intérieure à la Chambre, a quant à lui jugé le projet de Barack Obama tout bonnement "irresponsable". "Le problème, c'est que lancer quelques missiles Tomahawk ne restaurera pas notre crédibilité à l'étranger. C'est en quelque sorte un moyen de sauver la face pour le président après la ligne rouge qu'il a tracée."

Selon le décompte du Washington Post, 223 membres de la Chambre des représentants sont hostiles ou plutôt hostiles à la résolution autorisant le recours à la force, alors que 217 voix suffisent pour qu'elle soit rejetée.

Il reste toutefois de nombreux indécis et Denis McDonough a jugé toute conclusion prématurée. Pour certains élus, en revanche, la Maison Blanche a d'ores et déjà perdu bataille. Barack Obama tentera encore de convaincre les sceptiques, mardi, lors d'une allocution à la nation.

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