VIDEO. Partisan de l'intervention en Syrie, Juppé s'écarte de la ligne de l'UMP

L'ancien Premier ministre estime que "se retrancher derrière le feu vert du Conseil de sécurité de l'ONU, c'est être complice de l'inaction". Une position opposée à celle de Jean-François Copé, patron de l'UMP. 

Francetv info

C'est avec un léger sourire qu'Alain Juppé concède que "beaucoup de gens", dont "certains responsables de l'UMP", demandent un feu vert des Nations unies avant de se prononcer sur l'opportunité d'une intervention en Syrie. L'occasion pour le maire UMP de Bordeaux d'afficher son opposition à cette ligne de "l'ONU d'abord", alors qu'il est interviewé sur RTL, jeudi 5 septembre. L'ancien Premier ministre se dit ainsi partisan d'une intervention militaire en Syrie pour laquelle il voterait si l'occasion lui en était donnée, car "ce qui se passe en Syrie est inacceptable".

Pour Alain Juppé, cette intervention ne peut se conditionner au feu vert de l'ONU car, d'après lui, "la Russie ne bougera pas". L'ancien ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy expose alors son expérience de ses propres tentatives face à Moscou. Il compare également la situation à celle de la guerre en Yougoslavie, pendant laquelle il était Premier ministre, où "les Casques bleus étaient l'arme au pied et voyaient les gens se faire massacrer sans rien faire". "Jusqu'au jour où Jacques Chirac a dit : 'on ne tirera plus sur les soldats français sans qu'ils ne ripostent'. Ils ont riposté et ça a été l'enclenchement du processus de paix."

Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux, et Jean-François Copé, président de l\'UMP, le 2 septembre 2013 à Arcachon (Gironde).
Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux, et Jean-François Copé, président de l'UMP, le 2 septembre 2013 à Arcachon (Gironde). (ROMAIN PERROCHEAU / AFP)