Syrie : selon le rapport de l'ONU, du gaz sarin a bien été utilisé le 21 août

Les conclusions des experts des Nations unies doivent être présentées au Conseil de sécurité lundi. 

Des experts de l\'ONU inspectent le site de l\'attaque chimique présumée du 21 août près de Damas, en Syrie, le 29 août 2013. 
Des experts de l'ONU inspectent le site de l'attaque chimique présumée du 21 août près de Damas, en Syrie, le 29 août 2013.  ( REUTERS)

Le rapport de l'ONU tant attendu sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie fait état, lundi 16 septembre, de "preuves flagrantes et convaincantes" d'utilisation de gaz neurotoxique sarin lors de l'attaque du 21 août près de Damas.

La première page de ce rapport, remis dimanche au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et qui doit être présenté lundi au Conseil de sécurité, ajoute que des armes chimiques ont été utilisées "sur une échelle relativement grande" au cours du conflit syrien.

Les armes identifiées, pas les coupables

Le document précise que l'attaque, qui a fait 1 400 morts selon les Etats-Unis, a été menée à l'aide de "roquettes sol-sol contenant du gaz sarin". Sans surprise, il ne désigne pas directement les responsables de ce massacre. Le mandat des enquêteurs ne prévoyait pas qu'ils puissent se prononcer sur ce point. 

Les pays occidentaux accusent le régime syrien d'avoir mené l'attaque. Mais la Russie, alliée de Damas, estime que ce sont les rebelles qui ont fomenté des attaques chimiques pour faire accuser le régime et provoquer une frappe militaire occidentale.

Washington, Londres et Paris entendent néanmoins se servir du rapport des enquêteurs de l'ONU pour maintenir la pression sur le régime de Bachar Al-Assad, afin qu'il respecte à la lettre ses engagements de démanteler son arsenal chimique.