Syrie : les frappes françaises n'ont pas convaincu

Une équipe de France 3 s'est rendue à Damas, à la rencontre de la population.

France 3

En apparence, Damas est une capitale arabe comme les autres, mais depuis plus de quatre ans, c'est une ville en guerre avec ses check-point et ses militaires sur le qui-vive. "Je suis prêt pour aller me battre, partout où on m'envoie. Là où les terroristes tuent. Je suis prêt à me battre pour mon pays", confie Ahmah Abdallah, soldat syrien en permission.

Dans les allées du souk, peu de Syriens ont entendu parler des frappes françaises. Fatigués par cette guerre qui dure, ils sont plus préoccupés par leur quotidien. Les prix ont augmenté jusqu'à six fois pour certaines marchandises, et leur pouvoir d'achat ne cesse de baisser.

Pas assez de poids

Au Parlement de Damas, la tonalité est plus ferme vis-à-vis de la France. Le porte-parole qui a reçu les équipes de France 3 dénonce une ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie. "Ces frappes violent les règles du droit international et nous les considérons comme une agression", dénonce Mohammed Jihad Allaham.
Pour les Syriens, la France n'a que peu de poids pour régler la crise que traverse le pays et compte surtout sur leurs alliés russes.

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Damas (Syrie), le 21 mai 2015. 
Damas (Syrie), le 21 mai 2015.  (DIAA AL-DIN / REUTERS)