Syrie : le secrétaire général de l'ONU "profondément inquiet" face aux bombardements dans la Ghouta orientale

Depuis dimanche, au moins 250 civils sont morts dans les bombardements du régime syrien sur la région, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). 

Des habitants et secouristes cherchent des survivants après des bombardements du régime syrien sur la Ghouta orientale, le 20 février 2018 à Sakba, en Syrie. 
Des habitants et secouristes cherchent des survivants après des bombardements du régime syrien sur la Ghouta orientale, le 20 février 2018 à Sakba, en Syrie.  (KHALED AKASHA / ANADOLU AGENCY / AFP)

L'ONU lance un cri d'alarme face aux bombardements du régime syrien sur la Ghouta orientale, un fief rebelle proche de Damas (Syrie). Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s'est déclaré "profondément inquiet" devant l'escalade de la violence dans cette région, mardi 20 février. 

"Le secrétaire général est profondément inquiet devant la situation qui s'aggrave dans la Ghouta orientale et son impact dévastateur sur les civils", a rapporté le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric. Antonio Guterres a appelé toutes les parties à respecter les principes fondamentaux du droit humanitaire, notamment sur la protection des civils pendant les conflits armés, a déclaré son porte-parole.

Près de 400 000 personnes dans la Ghouta orientale sont soumises à des frappes aériennes et des bombardements.Stéphane Dujarric, porte-parole de l'ONU

Des frappes aériennes syriennes et russes sur cette enclave rebelle ont tué 106 civils mardi, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Lundi, 127 civils avaient été tués, selon l'ONG. Depuis dimanche, au moins 250 civils sont morts dans ces bombardements, poursuit la même source. 

Des civils vivant "dans des conditions extrêmes" 

Selon le porte-parole de l'ONU, les résidents de la Ghouta orientale "vivent dans des conditions extrêmes, en particulier la malnutrition". 

Antonio Guterres a rappelé que cette enclave rebelle avait été désignée comme une zone de désescalade par la Russie, l'Iran et la Turquie, tous trois impliqués dans le conflit en Syrie. Le secrétaire général de l'ONU a rappelé à toutes les parties "leurs engagements à cet égard", a ajouté Stéphane Dujarric.

Les négociations se sont poursuivies au Conseil de sécurité, sur un projet de résolution prévoyant un cessez-le-feu de trente jours. Ce dernier permettrait d'acheminer de l'aide humanitaire dans l'enclave et de procéder à des évacuations médicales.