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Syrie. Le régime se dit prêt au dialogue avec les rebelles

Malgré ce pas en avant inédit, l'opposition refuse tout dialogue, demandant purement et simplement le départ d'Assad du pouvoir.

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France Télévisions
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Des troupes du régime syrien patrouillent à Alep (Syrie), le 21 février 2013. (AFP)

C'est une pas en avant inédit. Le régime du président Bachar Al-Assad s'est dit prêt au dialogue avec les rebelles armés pour mettre fin au conflit, lundi 25 février. "Nous sommes prêts au dialogue avec tous ceux qui veulent le dialogue, y compris les groupes armés", a déclaré le chef de la diplomatie syrienne, Walid Al-Mouallem, au début d'entretiens à Moscou avec son homologue russe, Sergueï Lavrov. "Nous restons favorables à un règlement pacifique du problème syrien".

Les rebelles ont toutefois rejeté toute négociation avant le départ du chef de l'Etat et le retrait de l'armée des villes. "Walid Mouallem veut qu'on s'asseoie avec lui à la table de négociations (...) Je ne m'assiérai avec Mouallem ou quelqu'un d'autre de cette clique qu'après l'arrêt de toutes les tueries et le retrait de l'armée des villes", a déclaré, sur la chaîne de télévision arabe Al-Arabiya, le chef d'état-major de l'armée rebelle en Syrie, Sélim Idriss.

L'opposition syrienne finalement présente à Rome

Alors que la Coalition de l'opposition syrienne avait indiqué, samedi, qu'elle suspendait sa participation à plusieurs rencontres à l'étranger pour dénoncer le "silence international sur les crimes" commis par le régime, elle a annoncé lundi qu'elle participerait finalement à la réunion des Amis du peuple syrien, jeudi, à Rome. Le chef de la Coalition, Ahmed Moaz Al-Khatib, a affirmé que cette décision avait été prise après que le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le chef de la diplomatie britannique William Hague eurent "promis des aides spécifiques pour soulager la souffrance de notre peuple".

Plusieurs pays dont les Etats-Unis avaient contacté l'opposition pour la convaincre de revenir sur sa décision. "Je veux que nos amis au sein du conseil de l'opposition syrienne sachent que nous ne venons pas à Rome simplement pour parler. Nous allons à Rome pour prendre une décision sur les prochaines étapes (...) même si je tiens à souligner que la politique des Etats-Unis est de rechercher une solution politique", a affirmé John Kerry à Londres. Ce dernier doit s'entretenir mardi à Berlin avec le chef de la diplomatie russe, notamment de la question syrienne.

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