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Quelles options pour les Etats-Unis avant une intervention en Syrie ?

Le président américain a de nouveau convoqué son équipe de sécurité nationale, pour discuter des allégations d'attaque aux armes chimiques. Mais il est réticent à une nouvelle aventure militaire au Moyen-Orient.

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L'USS Ramage, près de Beyrouth (Liban) le 26 janvier 2010, fait partie des destroyers américains qui vont croiser en Méditerranée. (JAMAL SAIDI / REUTERS)

Barack Obama examine d'éventuelles options militaires contre la Syrie. Après une première réunion jeudi à la Maison Blanche, le président américain a de nouveau convoqué, samedi 24 août, "son équipe de sécurité nationale (...) pour discuter des allégations d'attaque aux armes chimiques par le gouvernement syrien", a annoncé un responsable de la présidence. 

La Maison Blanche est sous pression depuis que l'opposition syrienne a accusé Damas d'avoir mené une attaque de grande ampleur aux armes chimiques, qui aurait tué au moins 1 300 morts, mercredi. En retrait par rapport à ses alliés européens, le chef de l'exécutif des Etats-Unis reste extrêmement prudent sur ces allégations, niées en bloc par le président syrien, Bachar Al-Assad. Barack Obama est aussi très réticent à toute nouvelle aventure militaire au Moyen-Orient.

Comment agir sans s'embourber dans une situation dans une situation difficile ? Francetv info résume les options dont le président américain dispose.

Vérifier les faits

La Maison Blanche a répété, samedi, que Barack Obama avait ordonné à ses services de renseignement de "regrouper faits et preuves afin de déterminer ce qui s'est passé en Syrie". "Une fois que nous aurons vérifié tous les faits, le président prendra une décision avisée sur la manière d'y répondre", a insisté le responsable américain. "Nous allons agir de façon réfléchie afin de prendre des décisions en accord avec nos intérêts nationaux ainsi qu'avec notre évaluation de ce qui peut faire avancer nos objectifs en Syrie", a-t-il ajouté.

Il n'empêche que le patron du Pentagone Chuck Hagel a annoncé le déploiement de moyens militaires. L'objectif est de fournir des "options" au président, s'il devait donner l'ordre d'une intervention en Syrie.

Déployer un 4e destroyer équipé de missiles en Méditerranée

Ces moyens comprennent l'envoi en Méditerranée d'un quatrième destroyer équipé de missiles de croisière, a annoncé vendredi un responsable de la Défense américain. La VIe flotte américaine, responsable de la Méditerranée, a donc décidé de laisser sur zone l'USS Mahan, qui devait initialement retourner à son port d'attache de Norfolk sur la côte est américaine et être remplacé par l'USS Ramage.

Au total, quatre destroyers (le Gravely, le Barry, le Mahan et le Ramage) tous équipés de plusieurs dizaines de missiles de croisière Tomahawk, contre trois habituellement, vont donc croiser en Méditerranée.

Rester prudent

Si ce renfort permet au Pentagone, qui a mis à jour ces plans d'action militaire en Syrie, d'agir plus rapidement en cas d'intervention, le président américain n'a pas franchi ce pas. Ni l'envoi de "troupes au sol, (ni) une zone d'exclusion aérienne n'ont été discutés" lors de la réunion jeudi à la Maison Blanche, a confié un responsable du département d'Etat.

Lors d'un entretien vendredi sur CNN, Barack Obama s'est montré très prudent. "Nous voyons des gens qui réclament une action immédiate. (Mais) se précipiter pour faire des choses qui tourneraient mal, nous embourber dans des situations très difficiles, peut nous entraîner dans des interventions très compliquées et coûteuses qui ne feraient qu'alimenter encore le ressentiment dans la région", a-t-il argumenté.

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