Syrie : l'armée américaine bombarde des milices pro-iraniennes

Au moins 17 combattants pro-Iran ont été tués à la frontière irakienne, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).



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France Télévisions
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L'armée américaine à Al-Malikiyah en Syrie, le 2 février 2021. (DELIL SOULEIMAN / AFP)

Les Etats-Unis ont bombardé, jeudi 25 février, des infrastructures utilisées par des milices pro-iraniennes dans le nord-est syrien, faisant au moins 17 victimes parmi les combattants pro-Iran. Il s'agit de la première opération militaire de l'administration de Joe Biden.

Qualifiant cette opération militaire de "défensive", le porte-parole du ministère de la Défense américain, John Kirby, a précisé que ces frappes "ont été autorisées en réponse aux attaques récentes contre le personnel américain et de la Coalition en Irak, et à des menaces toujours en cours contre ce personnel." 

Selon les informations préliminaires de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les bombardements ont détruit trois camions de munitions qui arrivaient de l'Irak au niveau d'un poste-frontière illégal au sud de la ville syrienne de Boukamal.

Plusieurs attaques visant la coalition

Au moment où le président Joe Biden attend un geste de Téhéran avant de réintégrer l'accord dont Washington s'est retiré en 2018 sous l'administration de Donald Trump, trois attaques ont été imputées à des groupes armés pro-iraniens ces derniers jours.

Lundi, des roquettes sont tombées près de l'ambassade américaine à Bagdad. Samedi, des tirs ont visé la base aérienne irakienne de Balad, plus au nord, blessant un employé irakien d'une entreprise américaine chargée de la maintenance de F-16. Le 15 février, des roquettes ont touché une base militaire accueillant des troupes étrangères de la coalition à l'aéroport d'Erbil (Nord). Deux personnes ont péri, dont un entrepreneur civil étranger travaillant avec la coalition.

Ces récentes attaques sont survenues après plusieurs mois d'un calme relatif à la faveur d'une trêve acceptée par les factions pro-Iran face aux menaces des Etats-Unis de fermer leur mission diplomatique.

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