Syrie : 450 combattants et civils évacués, après un rare accord entre le régime et les rebelles

Jusqu'à présent, Damas a conclu plusieurs trêves ponctuelles avec des groupes rebelles.

Des bâtiments détruits à Zabadini (Syrie), le 21 août 2015.
Des bâtiments détruits à Zabadini (Syrie), le 21 août 2015. (MICHAEL ALAEDDIN / RIA NOVOSTI / AFP)

Plus de 450 combattants et civils, dont des blessés, ont commencé à être évacués de trois localités syriennes, lundi 28 décembre, annonce l'Observatoire syrien des droits de l'homme. C'est la conséquence d'un rare accord conclu entre le régime de Bachar Al-Assad et la rébellion.

En septembre, une trêve de six mois avait été décrétée à Zabadani, dernier bastion rebelle situé à la frontière entre la Syrie et le Liban, et à Foua et Kafraya, seuls villages chiites de la province d'Idleb, dans le nord-ouest, encore sous contrôle de l'armée. Négocié par les Nations unies, la première phase de l'accord concernait la mise en place du cessez-le-feu, devant être suivi par une livraison d'aide humanitaire et enfin, des évacuations de civils et de combattants blessés.

Des trêves en échange d'une aide aux habitants

"Plus de 120 combattants et blessés ont commencé à quitter Zabadani" pour se rendre, via le Liban puis la Turquie, dans d'autres zones contrôlées par la rébellion en Syrie, annonce Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH. En parallèle, "335 personnes, dont des civils" ont commencé à quitter les localités de Foua et Kafraya pour rejoindre Damas, également en traversant les deux pays voisins, ajoute le responsable de l'ONG.

Jusqu'à présent, le régime de Bachar Al-Assad a conclu plusieurs trêves ponctuelles avec des groupes rebelles. Ces accords de "réconciliation locale" prévoient généralement l'abandon par les rebelles de leurs armes, en contrepartie d'aides aux habitants bloqués à l'intérieur et vivant dans des conditions précaires.