Syrie : la classe politique française divisée sur les frappes occidentales

Les opérations militaires occidentales en Syrie ont beaucoup fait réagir la classe politique française. Pour cela, on ne peut pas vraiment parler d'union nationale.

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À gauche comme à droite, les frappes françaises en Syrie sont très critiquées ce samedi 14 avril. "Le risque de guerre généralisé dépend toujours d'incidents qui, à première vue, semblent sans proportion avec les effets qu'ils engendrent ensuite. Je suis très triste et très inquiet. Je compte sur le sang-froid des Russes pour que les choses en restent là", a commenté Jean-Luc Mélenchon, le président de la France insoumise.

"À la demande expresse des États-Unis"

À droite, le Front national se dit lui aussi opposé à cette intervention armée en Syrie. Le parti souhaite d'abord obtenir les preuves d'utilisation d'armes chimiques par le régime de Bachar al-Assad. "La France intervient là en dehors de tout mandat de l'ONU, à la demande expresse des États-Unis. Alors même que les enquêteurs internationaux ne font qu'arriver aujourd'hui en Syrie", déplore Marine Le Pen, la présidente du Front national.

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Jean-Luc Mélenchon, le 27 mars 2018, à l\'Assemblée nationale (Paris).
Jean-Luc Mélenchon, le 27 mars 2018, à l'Assemblée nationale (Paris). (FRANCOIS GUILLOT / AFP)