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Appel à la libération des deux journalistes français enlevés en Syrie

Florence Aubenas, présidente du comité de soutien de Didier François et Edouard Elias, a insisté sur le rôle de la mobilisation, deux mois après leur enlèvement. 

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France Télévisions
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Les portraits de Didier François et Edouard Elias, deux journalistes français enlevés en Syrie, sont accrochés aux fenêtres de la radio Europe 1, le 9 juillet 2013. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Deux mois jour pour jour après leur enlèvement en Syrie, le comité de soutien de Didier François, grand reporter à Europe 1, et Edouard Elias, un photographe indépendant missionné par la radio, a appelé mardi 6 août à la libération des deux journalistes, par la voix de sa présidente, Florence Aubenas.

Invitée d'Europe 1, la journaliste et ancienne otage en Irak est revenue longuement sur leur disparition. "On n'en sait pas grand-chose à vrai dire. (...) On sait qu'ils sont entrés en Syrie par la Turquie, par le nord du pays, tenu par les rebelles. Ils ont été arrêtés à un barrage par des hommes masqués, cagoulés. Leur fixeur et leur chauffeur ont été relâchés et Edouard et Didier ont disparu", a-t-elle indiqué. 

"On ne les lâchera pas"

Seule certitude, selon elle : ils sont vivants. C'est en tout cas ce qu'a déclaré le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le 14 juillet. 

"Didier [François], c'est presque un frère", a poursuivi Florence Aubenas, qui a rappelé le rôle de son collègue dans sa libération en 2005. "Quand j'ai appris qu'il avait été enlevé (...) On a presque échangé nos rôles et pour moi ça a été très dur de me retrouver sur un podium en criant 'libérez Didier François'. Je me suis dit 'quelle horreur, quel retournement de situation'."

La présidente du comité de soutien de Didier François et Edouard Elias a insisté sur le rôle de la mobilisation populaire. "Quand on est otage, on a parfois l'occasion d'entendre la radio, la télé qui dit 'ohé, Didier, Edouard, on est là, on pense à vous'. J'espère que cette voix leur parviendra et que là où ils sont, ils pourront savoir qu'on ne les lâchera pas", a indiqué Florence Aubenas, mentionnant l'existence d'une pétition en ligne sur le site otagesensyrie.org.

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