Yémen : les Etats-Unis vont retirer les Houthis de leur liste noire des groupes terroristes

L'administration Trump avait placé ce groupe sur la liste noire américaine en janvier, soulignant ses liens avec l'Iran. Le nouveau département d'Etat va revenir sur cette décision, notamment pour des raisons humanitaires.

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Le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, le 4 février 2021, à Washington DC. (SAUL LOEB / AFP)

La nouvelle administration Biden continue de détricoter le travail de ses prédécesseurs. Le secrétaire d'Etat, Antony Blinken, a ainsi informé le Congrès, vendredi 5 février, de son intention de retirer les rebelles Houthis du Yémen de la liste des groupes considérés comme terroristes par les Etats-Unis"Nous avons formellement notifié au Congrès l'intention du secrétaire d'Etat d'annuler" cette désignation, a déclaré un porte-parole du département d'Etat. La mesure prendra effet rapidement.

Le prédécesseur d'Antony Blinken, Mike Pompeo, avait annoncé le classement des Houthis dans les groupes terroristes peu avant de quitter ses fonctions en janvier. Il avait justifié cette mesure en soulignant les liens des Houthis avec l'Iran, auquel le président Trump était très hostile, et en rappelant une attaque meurtrière des rebelles le 30 décembre sur l'aéroport d'Aden, la deuxième ville du Yémen. Des organisations d'aide humanitaire estimaient alors que cette désignation entravait leur aide sur le terrain.

"Plus grave crise humanitaire au monde"

Le nouveau porte-parole du département d'Etat a précisé que la mesure se fondait uniquement sur ces considérations humanitaires. "Cette décision n'a rien à voir avec ce que nous pensons des Houthis et de leur conduite répréhensible, dont des attaques contre des civils et l'enlèvement de citoyens américains", a-t-il dit.

"Nous nous sommes engagés à aider l'Arabie saoudite à défendre son territoire contre de nouvelles attaques. Notre action est due uniquement aux conséquences humanitaires de cette désignation de dernière minute de l'administration précédente, dont les Nations unies et des organisations humanitaires ont depuis dit clairement qu'elle allait accélérer la plus grave crise humanitaire au monde", a expliqué le porte-parole.

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