VIDEO. Irak : "Il ne reste plus rien désormais" du site antique de Nimrod, repris des mains de l'Etat islamique

L'Unesco avait dénoncé, en 2015, la destruction de ce site archéologique comme un "crime de guerre".

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"Il ne reste plus rien désormais." Un commandant tribal a affiché, mardi 15 novembre, son désarroi face à l'étendue des destructions sur le célèbre site antique de Nimrod, que les forces irakiennes ont repris dimanche au groupe Etat islamique (EI).

"Quand vous veniez ici avant, vous pouviez imaginer la vie telle qu'elle avait pu être" dans l'Antiquité dans cette cité assyrienne, a indiqué ce commandant. L'Unesco avait dénoncé en 2015 la destruction de Nimrod comme un "crime de guerre".

Des statues à terre

Une équipe de l'AFP a pu se rendre sur le site deux jours après l'annonce de sa reprise par les forces irakiennes dans le cadre de l'offensive appuyée par la coalition internationale pour reconquérir à l'EI Mossoul, à une trentaine de kilomètres plus au nord. 

Des statues gisent à terre, détruites. Le palais reconstruit est dévasté et ce qu'il restait d'un ziggurat - un édifice à degrés d'environ 50 m de haut - a été réduit à une fraction de sa hauteur.

Située sur les bords du fleuve Tigre, Nimrod est l'un des sites archéologiques les plus célèbres d'Irak, pays souvent décrit comme le berceau de la civilisation. Fondée au XIIIe siècle avant JC, la cité est considérée comme la deuxième capitale de l'empire assyrien.

Un soldat irakien regarde la destruction du site archéologique de Nemrod (Irak), le 15 novembre 2016
Un soldat irakien regarde la destruction du site archéologique de Nemrod (Irak), le 15 novembre 2016 (SAFIN HAMED / AFP)