Syrie : un cessez-le-feu durable ?

Comment comprendre le nouveau cessez-le-feu qui vient d'être signé entre le gouvernement syrien et l'opposition? Explication avec le journaliste de France 2, Étienne Leenhardt.

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Un cessez-le-feu vient d'être signé entre le régime syrien et l'opposition. Reste à savoir quel crédit on peut lui accorder. "Dans ce chaos syrien, ces centaines de milliers de morts, ces millions de déplacés, tout le monde voudrait croire que ce cessez-le-feu serait le bon", explique le journaliste de France 2, Étienne Leenhardt. "Les plus optimistes ce soir disent qu'on est peut-être au début de quelque chose. D'abord parce qu'avoir dans le même bateau les Russes qui supportent Bachar al Assad et les Turcs, qui supportent l'opposition est une chance", ajoute-t-il.

L'État islamique exclu du cessez-le-feu


"Ensuite, poursuit le journaliste, parce que le moment est venu pour l'opposition historique et modérée de négocier. Depuis qu'ils ont perdu Alep, ils n'ont plus les moyens militaires de se battre. Les plus pessimistes au contraire souligneront que des cessez-le-feu, il y en a déjà eu des dizaines, et qu'aucun n'a tenu plus d'une semaine. Et il faut noter que les groupes les plus radicaux, État islamique en tête, sont exclus de ce cessez-le-feu. La guerre dans les zones que ce groupe contrôle n'est donc pas terminée et va entrer bientôt dans sa sixième année".

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Un soldat du régime syrien, le 23 décembre 2016 à Alep (Syrie).
Un soldat du régime syrien, le 23 décembre 2016 à Alep (Syrie). (GEORGE OURFALIAN / AFP)