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Le père du pilote capturé par l'Etat islamique implore la clémence de ses ravisseurs

Les membres de l'organisation islamiste affirment avoir abattu un avion de chasse de la coalition anti-jihadistes, ce que démentent l'armée jordanienne et les Etats-Unis.

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Photo diffusée par l'organisation Etat islamique montrant la capture d'un pilote de l'armée jordanienne, mercredi 24 décembre 2014 dans la région de Raqqa (Syrie). (  WELAYAT RAQA / AFP)

"J'espère que Dieu distillera de la pitié dans le cœur de Daech [acronyme en arabe de l'Etat islamique] pour le libérer." Youssef Al-Kassasbeh, père du pilote jordanien capturé mercredi près de Raqqa (Syrie) par les jihadistes de l'organisation Etat islamique (EI), a imploré, jeudi 25 décembre, la clémence de ses ravisseurs.

La capture du jeune homme de 26 ans, une première depuis le lancement de la campagne de frappes de la coalition internationale en Irak et en Syrie, a provoqué une forte émotion dans son pays d'origine. Le roi Abdallah II a indiqué qu'il "[suivait] attentivement" les efforts pour que ce sous-lieutenant, récemment marié, revienne sain et sauf en Jordanie. De nombreux internautes ont exprimé leur solidarité avec le mot-clé en arabe "Nous sommes tous Maaz al-Kassasbeh" sur les réseaux sociaux.

Incertitudes sur les circonstances du crash

Plus de 24 heures après la chute du F-16 de fabrication américaine en Syrie, les circonstances de la capture d'Al-Kassasbeh restent floues. Les Etats-Unis ont affirmé disposer d'"éléments de preuve" qui "indiquent clairement que l'EI n'a pas abattu l'appareil, contrairement à ce que soutient l'organisation terroriste". Ils n'ont, en revanche, pas donné d'explications sur les causes du crash, tout comme la Jordanie.

Le groupe jihadiste, qui a publié des photos du pilote peu après sa capture, a, de son côté, indiqué avoir abattu l'avion à l'aide un missile sol-air muni d'un détecteur infrarouge.

Les jihadistes divisés sur le sort du pilote

Le traitement réservé à ce nouvel otage diviserait les membres de l'organisation islamiste. Selon un militant du groupe contacté par l'AFP, certains membres de l'EI, notamment "les Tchétchènes", voudraient le tuer, tandis que d'autres préféreraient le garder en vie.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a, de son côté, demandé aux ravisseurs "de traiter le pilote selon les règles du droit humanitaire international", tandis que le commandement américain chargé des opérations dans la région, a affirmé que les Etats-Unis soutenaient "tous les efforts déployés pour faire en sorte qu'il soit secouru".

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