L'Etat islamique revendique une attaque contre une mosquée chiite au Bangladesh

L'attaque, qui a fait un mort et trois blessés, a été revendiquée par les "soldats du califat du Bangladesh", affiliés aux jihadistes de l'EI.

Le portail de la mosquée chiite visée par une attaque terroriste, le 27 novembre 2015 à Dacca (Bangladesh).
Le portail de la mosquée chiite visée par une attaque terroriste, le 27 novembre 2015 à Dacca (Bangladesh). (MUNIR UZ ZAMAN / AFP)

L'organisation Etat islamique (EI) a revendiqué la fusillade contre une mosquée chiite qui a fait un mort et trois blessés, jeudi 26 novembre, dans le nord du Bangladesh. C'est le réseau de surveillance américain des sites islamistes Site qui a annoncé, vendredi, que les "soldats du califat du Bangladesh", affiliés aux jihadistes de l'EI, ont revendiqué cette attaque dans un message sur Twitter.

Les assaillants avaient ouvert le feu sur les fidèles de la mosquée de Shibganj, à 125 km au nord de Dacca, réunis pour la prière du soir. La télévision a diffusé des images de vitres brisées et de sang sur le sol de cette mosquée pourtant placée sous haute sécurité. Le muezzin de la mosquée a été tué et trois fidèles blessés dans cette fusillade, rare attaque contre la minorité chiite dans ce pays à majorité sunnite.

L'EI a déjà revendiqué une série d'attaques dans le pays

"Deux sunnites de la région sont interrogés sur cette fusillade", a affirmé le chef de la police de Shibganj, vendredi, précisant qu'il n'y avait pas eu d'arrestation formelle. Cette attaque est survenue au lendemain de la mort d'un islamiste tué par la police. Cet islamiste, membre d'une organisation interdite, était soupçonné d'avoir lancé des grenades sur le principal lieu de culte chiite à Dacca en octobre, lors d'une attaque qui avait fait deux morts. Une attaque que le même groupe terroriste avait déjà revendiquée.

Les autorités du Bangladesh assurent régulièrement que l'organisation jihadiste n'est pas présente dans le pays, mais l'EI a revendiqué une série de violences commises ce mois-ci, dont l'agression par balle d'un prêtre italien grièvement blessé et la mort du responsable d'un lieu de culte soufi.

Les mesures de sécurité ont été renforcées au Bangladesh après la pendaison, dimanche, de deux dirigeants de l'opposition pour leur participation à des crimes de guerre lors du conflit pour l'indépendance en 1971.