L'exode de la population de Ramadi

Les habitants de la ville irakienne fuient le groupe jihadiste État islamique. Ils se déplacent en direction de Bagdad. Reportage de France 2.

FRANCE 2

Les journalistes de France 2 ont suivi l'exode forcé des habitants de Ramadi (Irak) face à l'avancée du groupe État islamique. Ceux des localités voisines sont également menacés. Tous fuient, car ils sont terrorisés. "Les hommes de Daesh n'épargnent personne. Ils arrivent et massacrent tout le monde, petits et grands, même les enfants ils les tuent", témoigne un habitant aux reporters. "On a pris quelques affaires sur nos têtes et on est partis en courant", ajoute une autre. Depuis une semaine, 55 000 Irakiens ont abandonné leur maison. Car à 70 km du pont de Bezbez, dans la province d'Anbar, lieu de passage vers Bagdad, "la ville est entièrement sous contrôle des jihadistes. La crainte que des kamikazes se fondent dans la foule pour aller se faire exploser dans la capitale", commente Samah Soula, envoyée spéciale.

La sécurité renforcée

Pour y accéder, il faut donc montrer patte blanche. Seuls ceux qui ont un garant à Bagdad peuvent obtenir un laissez-passer. Les autres restent bloqués de l'autre côté du pont dans la chaleur et la poussière. Sur la route de Bagdad, les checkpoints se succèdent, car la chute de Ramadi a sérieusement rapproché le danger jihadiste.

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Des résidents irakiens de la ville de Ramadi, qui ont fui les jihadistes, attendent pour traverser le pont Bzibez, à la frontière sud-ouest de Bagdad, le 20 mai 2015.
Des résidents irakiens de la ville de Ramadi, qui ont fui les jihadistes, attendent pour traverser le pont Bzibez, à la frontière sud-ouest de Bagdad, le 20 mai 2015. (SABAH ARAR / AFP)