L'Etat islamique aurait perdu près de la moitié du territoire conquis en Irak

Selon le Pentagone, le groupe terroriste a également reculé en Syrie.

Des combattants kurdes mènent une attaque contre le village de Turkmen Besir, tenu par le groupe Etat islamique, en Irak, le 30 avril 2016.
Des combattants kurdes mènent une attaque contre le village de Turkmen Besir, tenu par le groupe Etat islamique, en Irak, le 30 avril 2016. (ALI MUKARREM GARIP / ANADOLU AGENCY / AFP)

Le groupe Etat islamique a perdu "environ 45%" du territoire qu'il avait réussi à conquérir en Irak, selon des estimations du Pentagone rendues publiques lundi 16 mai. "Le chiffre pour la Syrie est compris quelque part entre 16 et 20%" a ajouté le porte-parole du Pentagone, Peter Cook, lors d'une conférence de presse.

Le groupe terroriste avait lancé une offensive en Irak en juin 2014, ce qui lui avait permis de s'emparer de vastes pans de territoire à l'ouest et au nord de Bagdad. L'Etat islamique avait également pris le contrôle de la capitale de la province d'Al-Anbar, Ramadi, en 2015.

Mossoul reste aux mains des jihadistes

L'armée irakienne, les milices et les forces kurdes ont depuis regagné du terrain face au groupe terroriste, dans le nord de l'Irak et dans la province d'Al-Anbar. Ils sont notamment parvenus à reprendre Ramadi ainsi que la ville de Hit. De larges parties de la région ainsi que la deuxième ville d'Irak, Mossoul, restent toutefois aux mains des jihadistes.

Le groupe Etat islamique a dû céder du terrain dans le nord-est de la Syrie, sous la pression des Kurdes syriens et de groupes locaux alliés soutenus par la coalition internationale. Il a également perdu Palmyre, repris en mars par les forces gouvernementales soutenues par la Russie. Les jihadistes ont toutefois réussi à isoler la ville en coupant ses accès vers l'extérieur, à la mi-mai.