Irak : farouche résistance de Daech à Mossoul

En Irak, la bataille de Mossoul est officiellement terminée, mais les derniers jihadistes se battent jusqu'au bout. Malgré tout, des habitants rentrent chez eux.

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France 3

Mètre par mètre, les forces irakiennes traquent les derniers combattants de Daech à Mossoul. Leur progression est difficile. Les derniers jihadistes affichent une résistance farouche. La vieille ville est sous haute tension. Un jihadiste vient d'être arrêté. "La zone est encerclée. Ils ne peuvent pas fuir"explique le général Abdulwahab Al-Saadi. À côté de lui se trouve sa ceinture d'explosifs qu'il n'a pas eu le temps de déclencher.

Des civils reviennent

D'autres préfèrent se rendre. Ils sont interrogés à même le champ de bataille. Ils seraient encore quelques centaines cachés dans les ruines. Dans une mosquée, les forces irakiennes ont découvert une cache du groupe Etat islamique contenant des milliers de munitions et de la nourriture. Malgré les combats, les premiers civils reviennent. Pendant les neuf mois de la bataille, près de 900 000 Irakiens ont dû fuir la ville.

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Le 21 juin 2017, l\'EI réduit en poussière deux symboles de la vieille ville de Mossoul : le \"minaret penché\" al-Habda et la mosquée Al-Nouri. Ces destructions sont interprétées, par beaucoup, comme un signe de la prochaine reddition de l\'EI, car c\'est là qu\'Abou Bakr Al-Baghdadi, chef de l\'EI, avait fait sa première apparition publique en 2014, quelques jours après avoir proclamé le \"califat\" sur les zones contrôlées par Daesh. Devant le tollé provoqué par l\'explosion des monuments, l\'agence de propagande de l\'EI (Amaq), assure que le site a été bombardé par l\'aviation américaine. Mais la coalition internationale dément, et l\'EI semble alors plus fragilisé que jamais à Mossoul.
Le 21 juin 2017, l'EI réduit en poussière deux symboles de la vieille ville de Mossoul : le "minaret penché" al-Habda et la mosquée Al-Nouri. Ces destructions sont interprétées, par beaucoup, comme un signe de la prochaine reddition de l'EI, car c'est là qu'Abou Bakr Al-Baghdadi, chef de l'EI, avait fait sa première apparition publique en 2014, quelques jours après avoir proclamé le "califat" sur les zones contrôlées par Daesh. Devant le tollé provoqué par l'explosion des monuments, l'agence de propagande de l'EI (Amaq), assure que le site a été bombardé par l'aviation américaine. Mais la coalition internationale dément, et l'EI semble alors plus fragilisé que jamais à Mossoul. (ERIK DE CASTRO / REUTERS)