CARTE. Comment le territoire contrôlé par l'Etat islamique en Syrie et en Irak a évolué pendant l'été

Les jihadistes ont subi des pertes stratégiques sur les fronts syriens et irakiens. Ils ont notamment reculé dans les alentours de Mossoul, la "capitale" irakienne de l'EI.

C'est l'image symbolique de l'été dans la lutte contre le groupe Etat islamique. Des femmes qui brûlent des niqabs, des hommes qui se coupent la barbe et des cigarettes allumées, synonyme de la fin du joug djihadiste. La ville de Manbij, au nord de la Syrie, a été reprise le 15 août par les Forces démocratiques syriennes, une coalition menée par les Kurdes et soutenue par les Etats-Unis, après deux mois de combats acharnés. Cela faisait deux ans que la ville était sous le contrôle des djihadistes. Moins médiatisée, la reprise, le 17 août, de la localité d'Al-Raï, située au nord d'Alep, a également réduit la marge de manœuvre des combattants islamistes et leur capacité à s'approvisionner en Turquie.

Côté irakien, les forces de sécurité de l'armée ont progressé dans la mise en place de l'offensive à venir sur Mossoul. Le 9 juillet, elles ont ainsi repris le terrain d'aviation de Qayyarah, situé à un peu plus de 60 km au sud de la capitale irakienne du groupe Etat islamique. Dans la foulée, les Etats-Unis ont déployé plus de 500 soldats dans cette installation stratégique. Les peshmergas kurdes ont également repris une dizaine de villages situés à l'ouest de Mossoul. Enfin, le 3 août, les soldats irakiens ont repris le contrôle du point de passage d'Al-Waleed, l'un des principaux postes-frontières entre l'Irak et la Syrie dont la chute aux mains des djihadistes en mai 2015 avait marqué leur prise de contrôle total de la frontière.

Pour illustrer l'évolution du conflit au cours de l'été, nous avons représenté sur deux cartes les territoires contrôlés par le groupe Etat islamique, ainsi que les zones dans lesquelles il exerce son pouvoir de nuisance selon l'Institut d'étude de la guerre américain (ISW).