Liban : le Premier ministre Saad Hariri annonce qu'il va démissionner, après bientôt deux semaines de contestation

Le mouvement de protestation a été déclenché par l'annonce, le 17 octobre, d'une taxe sur les appels effectués via WhatsApp. 

Le Premier ministre libanais Saad Hariri, à Beyrouth (Liban), le 21 octobre 2019. 
Le Premier ministre libanais Saad Hariri, à Beyrouth (Liban), le 21 octobre 2019.  (AFP PHOTO / HO / DALATI AND NOHRA)

Depuis près de deux semaines, la mobilisation des Libanais contre leur gouvernement ne faiblit pas. Et elle aura eu raison du Premier ministre Saad Hariri. Ce dernier a annoncé, mardi 29 octobre lors d'une conférence de presse, qu'il allait présenter la démission de son gouvernement. Peu avant cette annonce, des dizaines d'assaillants armés de bâtons avaient lancé une attaque contre le principal site de rassemblement des manifestants dans le centre de la capitale, signe des tensions grandissantes. 

Le mouvement de protestation a été déclenché par l'annonce, le 17 octobre, d'une taxe sur les appels effectués via WhatsApp, annulée dans la foulée. Les manifestants conspuent l'ensemble des dirigeants, les qualifiant de "voleurs". La classe politique, quasi inchangée depuis la fin de la guerre civile en 1990, est accusée de corruption et de népotisme dans un pays aux infrastructures en déliquescence. 

Lors d'un discours télévisé le 21 octobre, Saad Hariri avait annoncé un plan de réformes, qui n'avait pas convaincu les foules. De son côté, le président Michel Aoun avait évoqué la possibilité d'un remaniement ministériel, qui ne s'est pas concrétisé en raison des divisions internes à son gouvernement.