Liban : un éventuel survivant sous les décombres, un mois après l'explosion au port de Beyrouth

Des scanners thermiques ont détecté des signaux sous les décombres, révélant l'existence d'un ou deux corps, selon le gouverneur de Beyrouth.

Les secouristes creusent les décombres d\'un bâtiment effondré dans Beyrouth, le 3 septembre 2020, au Liban.
Les secouristes creusent les décombres d'un bâtiment effondré dans Beyrouth, le 3 septembre 2020, au Liban. (JOSEPH EID / AFP)

Inespéré. Des secouristes étaient à la recherche, jeudi 3 septembre, d'un éventuel survivant sous les décombres dans un quartier de Beyrouth dévasté par l'explosion survenue au port le mois dernier. Des scanners thermiques ont en effet détecté des battements de cœur, a indiqué le gouverneur de la capitale du Liban.

Un chien renifleur utilisé par une équipe de sauveteurs chiliens dépêchée à Beyrouth après le drame pour retrouver d'éventuels corps ensevelis a permis de repérer mercredi soir un bâtiment effondré sous lequel se trouveraient des corps humains. Les signaux captés par des scanners ont alors révélé l'existence d'un ou deux corps sous les décombres. 

Des battements de cœur et des respirations

D'après le gouverneur de Beyrouth, les appareils utilisés, à la pointe de la technologie, ont détecté des "battements cardiaques". "Nous espérons que quelqu'un en sortira vivant", a-t-il poursuivi. Un pompier de Beyrouth a également rapporté la détection de pulsations d'"une personne" à environ deux mètres sous les décombres grâce à une caméra thermique.

Au micro d'une chaîne locale, un secouriste libanais a par ailleurs ajouté que les scanners avaient capté "19 respirations par minute". Le bâtiment où ont lieu les recherches s'était complètement effondré après l'explosion du 4 août qui a détruit des pans entiers de Beyrouth, faisant 191 morts et blessant plus de 6 500 personnes. 

Cependant, un ingénieur civil français qui participe aux efforts de sauvetage, Emmanuel Durand, a indiqué à l'AFP que les scans cartographiques en trois dimensions effectués sur le bâtiment endommagé n'avaient jusqu'ici montré aucun signe de vie. "Ce que nous avons vu jusqu'à présent, c'est malheureusement aucune trace de victime ou de corps. Nous avons effectué deux scans sur deux pièces différentes", a-t-il déclaré. Sept personnes sont toujours portées disparues.