Vidéo "On s’habitue à cette humiliation" : au Liban, l’électricité est devenue un produit de luxe

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En faillite, le Liban privé de courant
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Article rédigé par
D. Schlienger - franceinfo
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Les coûts de l'énergie sont devenus si élevés au Liban que les foyers ne peuvent plus payer. Les hôpitaux appellent à l'aide pour régler leurs factures.

Beyrouth est une ville éteinte qui sombre de plus en plus au fil des jours. À 20 heures, la capitale du Liban est plongée dans le noir. L'État est en faillite et il ne peut plus fournir la moindre électricité. Le courant est devenu un produit de luxe destiné à ceux qui peuvent se payer des générateurs privés. Un garagiste met la presque totalité de son salaire pour avoir cinq ampères par jour, soit 10 heures par jour d'électricité. Cette opération lui coûte 860 euros par mois, le double du salaire minimum au Liban, ce qui explique que beaucoup survivent comme ils peuvent.

"Si seulement on pouvait quitter le Liban"

Pour un autre couple de Libanais, ils doivent se satisfaire de bougies et d'une lampe qui se recharge avec le soleil lors de la journée. Le mari est un peintre en bâtiment qui a perdu son emploi lors de l'explosion dans le port de Beyrouth. Il explique que le linge s'entasse partout dans le logement depuis plus d'une semaine : "On ne peut pas le laver, la machine est pleine pour rien. On ne ressent plus rien, on s'habitue à cette galère, cette humiliation. Si seulement on pouvait quitter ce pays". Les centrales électriques sont à sec, l'inflation explose. Le plus grand hôpital de la ville ne compte plus que trois jours de réserves de fuel pour faire fonctionner ses six générateurs. L'inquiétude monte. Le Premier ministre a une priorité : négocier d'urgence une aide auprès du FMI.

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