Proche-Orient : les origines de la flambée de violence

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Proche-Orient : les origines de la flambée de violence
FRANCE 2
Article rédigé par
M.Burgot, D.Ollieric S.Gripon, C.Mraffko, F.Bohn, T.Plantecosté - France 2
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Un conflit embrase depuis plusieurs jours Israël et la Palestine, qui pleurent plus de soixante morts. Ce nouveau cycle de violences a commencé le 7 mai, avec des manifestations contre l'éviction de familles palestiniennes, au profit de colons juifs dans un quartier de la vieille ville.

À Jérusalem, le lundi 10 mai, une policière israélienne et une femme palestinienne en viennent aux mains, image symbolique d'un engrenage violent et meurtrier. Quel a été l'élément déclencheur de ce nouveau cycle ? C'est tout un symbole : sur un panneau, est affiché, en arabe, la mention "nous ne partirons pas".
Ces maisons appartiennent à des Palestiniens dans un quartier de Jérusalem-Est, et des colons Israéliens veulent s'y installer. La justice de l'État hébreu leur a donné raison en première instance. C'est en partie ce qui a conduit les Palestiniens à manifester sur l'Esplanade des Mosquées.

Appel à la désescalade

"Ce n'est pas simplement un problème foncier pour cinq ou six maisons, c'est la présence palestinienne dans Jérusalem-Est. Pour les Palestiniens, c'est leur future capitale. Pour l'extrême-droit israélienne, Jérusalem est une ville entièrement juive", explique Pascal Boniface, directeur de l'Institut des relations internationales et stratégiques. Ces affrontements permettent à Benjamin Netanyahou, Premier ministre d'Israël, de masquer sa fragilité politique et son échec à former un gouvernement. De son côté, Joe Biden a décidé de délaisser ce conflit, comme de nombreux pays. La France et l'Europe appellent à la désescalade.

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