Cet article date de plus de six ans.

L'épouse de Benyamin Nétanyahou a-t-elle organisé un trafic de consignes de bouteilles vides ?

Drôle de scandale en Israël. Sara Nétanyahou aurait personnellement empoché l'argent de la consigne de bouteilles achetées pour le bureau du Premier ministre, alors que l'argent aurait dû revenir dans les caisses publiques.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanayhou et son épouse Sara, le 31 décembre 2014 à Jérusalem. (GALI TIBBON / AFP)

Les prochaines élections législatives israéliennes n'auront lieu que le 17 mars, mais la campagne n'a pas attendu pour prendre un tour féroce. Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a crié vendredi 30 janvier au complot électoral devant le déchaînement médiatique autour d'une extravagante histoire associant le nom de son épouse et un supposé trafic de consignes de bouteilles vides.

Dans un long message sur Facebook, Nétanyahou a accusé les médias de se livrer "à des attaques calomnieuses contre moi et mon épouse en vue de faire tomber le Likoud (son parti) et de favoriser l'arrivée au pouvoir de la gauche".  Plusieurs médias accusent en effet sa femme Sara d'avoir personnellement empoché l'argent de la consigne après le retour en magasins de bouteilles achetées pour le bureau du Premier ministre, alors que l'argent aurait dû revenir dans les caisses publiques. Au total, environ 1 000 dollars (886 euros) auraient ainsi été détournés sur plusieurs années.

En pleines tensions militaires avec le Hezbollah libanais et la Syrie, le quotidien Haaretz publie une caricature où l'on voit Sara Nétanyahou apercevant un hélicoptère de l'armée à la télévision et s'écriant, au milieu de bouteilles vides éparpillées dans son salon : "J'ai besoin d'eux pour rapporter quelque chose au supermarché".

"Ragots et diffamation"

D'autres agissements feraient l'objet d'une enquête. Selon Haaretz et Yédiot Aharonot, quotidiens hostiles à Nétanyahou, le contrôleur de l'Etat chargé de superviser les comptes publics (nommé par le Premier ministre) refuserait de rendre public avant les élections un rapport compromettant sur des dépenses jugées excessives du Premier ministre et de son épouse, en repas, fleurs, coiffeurs ou chaussures. L'avocat du Premier ministre en aurait fait la demande.

Israel Hayom, un quotidien gratuit pro-Nétanyahou, a de son côté dénoncé la "bassesse d'une campagne électorale qui, plutôt que de traiter des questions de fonds, se concentre sur des ragots et la diffamation". Le Premier ministre était déjà monté au créneau lundi pour défendre son épouse après la publication dans des médias d'extraits de procès verbaux de deux anciens employés de la résidence du Premier ministre accusant son épouse de "comportements abusifs".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.