Guerre à Gaza : la France "travaille" sur le rapatriement de "quatre" autres enfants palestiniens pour les hospitaliser

Deux enfants sont déjà pris en charge dans des hôpitaux parisiens. Philippe Lalliot, directeur du Centre de crise et de soutien, un service un ministère des Affaires étrangères, explique sur France Inter à quelles difficultés il se heurte pour en faire venir plus.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Philippe Lalliot, directeur du Centre de crise et de soutien, un service un ministère des Affaires étrangères, le 16 janvier 2024 sur France Inter. (FRANCE INTER / RADIO FRANCE)

"On a une cinquantaine de places qui ont été identifiées dans les hôpitaux français" pour accueillir des enfants palestiniens blessés, déclare Philippe Lalliot, mardi 16 janvier sur France Inter. Ces places ne se trouvent "pas seulement à Paris", précise le directeur du Centre de crise et de soutien, un service un ministère des Affaires étrangères.

À ce jour, seuls deux enfants palestiniens ont été pris en charge dans l'hexagone. Ce sont "deux enfants de cinq ans et onze ans qui ont été hospitalisés à Paris". Pourquoi pas plus ? "On veut monter en puissance, progressivement. On travaille sur quatre [enfants], et puis huit, et ainsi de suite", détaille-t-il. C'est l'ambassade de France au Caire qui "rencontre les familles".

Des écueils médicaux, logistique et administratif

"On a demandé à pouvoir évacuer vers les hôpitaux français des enfants palestiniens qui ont besoin de traitements lourds, dont ils ne bénéficient plus et dont ils pourraient bénéficier en France, notamment tout ce qui touche au cancer", précise-t-il. Autre profils concernés : "Des blessés dans les bombardements, les effondrements", qui relèvent "de la traumatologie".

"Organiser l'évacuation d'un enfant, c'est certainement ce qu'on peut faire de plus difficile. Pour des raisons à la fois médicales : ce sont des pathologies très lourdes. Pour des raisons logistiques : on n'évacue pas un enfant comme on évacue un adulte. Pour des raisons, aussi, que je qualifierais d'administratives : on ne sort pas un mineur de son pays pour le faire entrer sur le territoire français sans qu'il soit accompagné par un adulte qui a l'autorité parentale", explique-t-il.

Philippe Lalliot parle d'un "effondrement quasi généralisé de tout le système de soins et de santé" à Gaza. Avec l'hiver, la situation empire. Philippe Lalliot alerte sur un "désastre humanitaire dangereux". Il évoque la famine et ces "parents qui se privent aujourd'hui de manger pour nourrir leurs enfants".

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