Israël : Nétanyahou a été interrogé par la police pour d'éventuels "cadeaux illégaux"

L'interrogatoire a été mené à son domicile de Jérusalem par l'unité de lutte contre la corruption, pendant trois heures.

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou lors d\'une réunion du parti Likoud à la Knesset, le Parlement israélien, lundi 2 janvier 2016.
Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou lors d'une réunion du parti Likoud à la Knesset, le Parlement israélien, lundi 2 janvier 2016. (GALI TIBBON / AFP)

Benyamin Nétanyahou a été interrogé pendant trois heures à sa résidence de Jérusalem, lundi 2 janvier, par les policiers de l'unité "Lahav 443", spécialisée dans la lutte contre la corruption. Le Premier ministre est soupçonné d'avoir reçu des "cadeaux illégaux", indique une porte-parole de la police, mais "aucun autre détail ne peut être donné à ce stade".

Une partie des informations reçues par la police, selon lesquelles le Premier ministre s'est fait payer des voyages à l'étranger "de façon systématique" par des personnes fortunées qui lui ont aussi fait des cadeaux, ont suscité "un soupçon raisonnable de délit qui a justifié l'ouverture d'une enquête pénale", précise le ministère de la Justice israélien, dans un communiqué.

"Il n'y aura rien car il n'y a rien", répond Nétanyahou

Selon la "2", une chaîne de télévision privée, la police a mené des investigations en secret sur de dossier depuis huit à neuf mois. Les interrogatoires d'une cinquantaine de témoins ont permis à l'enquête "d'enregistrer une percée décisive", il y a trois semaines. La législation israélienne prévoit que tout membre d'un gouvernement contre lequel un acte d'accusation pour corruption est présenté doit démissionner.

Mais Benyamin Nétanyahou s'est défendu de toute malversation, dans des messages postés lundi sur Facebook. Il accuse ses opposants politiques et certains médias de vouloir "le faire tomber non pas lors d'élections comme le prévoit la démocratie", mais avec une campagne contre lui. "Il n'y aura rien car il n'y a rien", a réaffirmé le Premier ministre israélien, en ouverture de la réunion du parti Likoud à la Knesset. Par le passé, Benyamin Nétanyahou a déjà utilisé cette formule pour répondre à ses détracteurs.