Meurtre de Jamal Khashoggi : cinq peines de mort requises à l'ouverture du procès

Après avoir un temps nié la mort du journaliste saoudien, Riyad a admis qu'il avait été tué lors d'une "opération hors de contrôle" de l'Etat.

Une affiche de soutien au journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le 18 décembre 2018.
Une affiche de soutien au journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le 18 décembre 2018. (OSMAN ORSAL / REUTERS)

L'affaire avait eu un retentissement planétaire. Le procureur général saoudien a requis la peine de mort contre cinq des onze suspects accusés du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, à l'ouverture de leur procès devant une cour pénale de Riyad, jeudi 3 janvier. 

Jamal Khashoggi, qui collaborait notamment avec le Washington Post, a été tué le 2 octobre au consulat du royaume à Istanbul. Les avocats des suspects ont demandé à prendre connaissance des accusations exactes portées contre leurs clients et un délai pour les étudier. Le tribunal a accédé à leurs demandes, sans fixer de date pour la prochaine audience, selon le communiqué publié par l'agence officielle SPA.

Après avoir un temps nié la mort du journaliste, Riyad a fini par expliquer qu'il avait été tué lors d'une "opération hors de contrôle" de l'Etat, supervisée par deux hauts responsables, destitués depuis. Des médias turcs et américains, ainsi que la CIA, soupçonnent le prince héritier Mohammed ben Salmane d'avoir lui-même commandité l'opération contre Jamal Khashoggi. La Turquie a demandé l'extradition de 18 Saoudiens arrêtés dans leur pays et soupçonnés d'implication dans le meurtre. Mais l'Arabie saoudite a répondu qu'il n'était pas question d'extrader des citoyens saoudiens en Turquie, en affirmant que les suspects seraient jugés dans leur pays.