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Pour les dix ans de sa "barrière de sécurité", Israël en construit d'autres

La construction d'un mur entre Israël et la Cisjordanie a été décidée voilà 10 ans. Malgré les nombreuses contestations autour du tracé et de d'existence même de 700 km de béton ou de barbelés, l'Etat hébreu construit un mur au Sinaï, et envisage la même chose le long de la frontière jordanienne.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Les travaux doivent être achevés en octobre prochain. A raison de 800 mètres par jour, Israël construit actuellement une "barrière de sécurité" de 240 km le long de sa frontière égyptienne. face au désert du Sinaï. C'est un mur de cinq mètres de haut, enfoncé d'un mètre dans le sol, bordé d'un triple réseau de barbelés et surmonté de caméras, radars, senseurs en tout genre.

L'immigration, nouvel ennemi

Le chantier, qui vise à lutter contre l'immigration clandestine, a débuté il y a un an. Ce ne sera sans doute pas le dernier dans son genre : le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué son intention de renforcer la barrière le long de la frontière avec la Jordanie. Il craint que les migrants qui entrent clandestinement en Israël via l'Egypte passent par la frontière jordanienne, moins protégée, une fois le fini côté Sinaï.

Les promoteurs de ces projets les présentent comme des solutions à l'immigration illégale, mais aussi aux trafics d'armes et de drogues. En 2002, c'est la crainte du terrorisme et en particulier des attentats suicides qui justifiait la construction d'une barrière. Dans ce domaine, les autorités israéliennes assurent que l'objectif a été largement atteint.

Une frontière officieuse

Une telle entreprise ne s'est pas déroulée sans opposition, en Israël même. La Cour suprême du pays a exigé en 2004, une modification de son tracé pour prendre en compte les droits des palestiniens. Dans un avis du 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice a jugé sa construction illégale et exigé son démantèlement.

La barrière sépare la Cisjordanie de la quasi-totalité des colonies. Dans des entretiens menés au début de l'année sur les frontières d'un futur Etat palestinien, l'Autorité palestienne a refusé un tracé proposé par Israël, qui suivait le tracé de la barrière.

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