Cet article date de plus de huit ans.

Pédophilie : le Vatican sommé de s'expliquer devant l'ONU

Des experts de l'ONU ont questionné des représentants du Saint-Siège, jeudi 16 janvier, pour connaître les actions menées contre ces crimes commis par des membres du clergé catholique et révélés à partir des années 2000. 

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le représentant du Vatican auprès des Nations unies à Genève, Silvano Tomasi, au côté de Charles Scicluna, ancien procureur au Vatican, jeudi 16 janvier à Genève (Suisse). (FABRICE COFFRINI / AFP)

Que fait le Vatican pour lutter contre la pédophilie ? Pour la première fois, le Saint-Siège a été sommé de fournir des explications, jeudi 16 janvier à Genève (Suisse), face à des experts du comité pour les droits de l'enfant de l'ONU, lors d'une session publique retransmise sur internet. Ceux-ci ont réclamé davantage de précisions sur les membres et les objectifs de la commission pour la protection des mineurs, dont la création a été annoncée en décembre 2013. Les experts publieront leurs conclusions le 5 février.

Au même moment, le pape François déclarait que les scandales de pédophilie étaient "la honte de l'Eglise", durant la messe matinale à la résidence Sainte-Marthe. Les crimes commis sur des milliers d'enfants, notamment entre les années 60 et 80, ont commencé à faire surface aux Etats-Unis, dans les années 2000. Depuis, sous Benoît XVI, le Vatican a demandé pardon aux victimes.

Les associations accusent le Vatican de se dérober

Le représentant du Vatican auprès des Nations unies à Genève, Silvano Tomasi, a rappelé que le Saint-Siège et les églises locales avaient formulé des "directives" en la matière pour éviter les sévices sexuels. L'Eglise catholique américaine, par exemple, a adopté la Charte pour la protection des enfants et des jeunes en 2005. "L'Eglise catholique veut devenir un exemple de bonne conduite", a assuré le représentant.

Mais les associations estiment qu'il ne s'agit que de bonnes paroles et que le Vatican se dérobe. "La performance du Vatican à l'ONU n'est pas une surprise", a d'ailleurs considéré Pam Spees, membre du Centre pour les droits constitutionnels, une organisation américaine qui défend les droits des victimes face à l'Eglise. En décembre, le Saint-Siège a ainsi refusé de répondre à un questionnaire du comité de l'ONU concernant les dossiers de pédophilie.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Monde

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.