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Parti faire le djihad en Syrie, Abou Shaheed serait mort

C'est un compte Facebook proche du groupe terroriste de l'EIIL qui l'annonce sur Internet. Abou Shaheed serait mort. Ce Français de 30 ans parti faire le djihad en Syrie avait témoigné en février dernier sur France info pour expliquer son départ au front.
Article rédigé par Lola Fourmy
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Il y a quatre mois, Abou Shaheed s'était confié à Géraldine Hallot, l'envoyée spéciale de Radio France à la frontière turco-syrienne, via Internet © Radio France / Géraldine Hallot)

Abou Shaheed ( "père des martyrs"), du nom de djihadiste qu'il avait choisi, serait mort alors qu'il combattait en Syrie. Cette annonce, qui n'a pas été confirmée de source officielle, a été faite par un compte pro-État islamique en Irak et au Levant (EIIL), Al Dawla Islamiya Media, sur Facebook. Ce Français de 30 ans était parti il y a plus d'un an rejoindre les rangs de l'Armée islamiste d'Irak et du Levant, une des franges les plus radicales.

Il y a quatre mois, Géraldine Hallot, l'envoyée spéciale de Radio France à la frontière turco-syrienne, avait réussi à le contacter par Internet. Il lui avait alors confié les raisons de son départ en Syrie. "Les lois oppressives sur les femmes, ça y contribue. On allume la télé, on voit des débats sur l’islam, la laïcité contre l’islam. La France au Mali, la France en Afghanistan... Plus on tape sur la religion, plus on s’endurcit ", avait-il alors déclaré.

Des freins au départ des apprentis djihadistes français

En Syrie, il y a eu jusqu'à 700 djihadistes français, mais actuellement ils ne seraient plus que 280 à 300, notamment en raison des mesures instaurées par le gouvernement, analyse Joseph Bahout, professeur à Sciences Po Paris et expert sur le sujet. "Le flot de djihadistes est en train de tarir depuis un mois. Ces jeunes peuvent de moins en moins accéder facilement au terrain syrien puisque la Turquie leur est moins ouverte qu’avant ", explique-t-il. "Mais à l’heure où je vous parle il y a probablement quelqu’un qui est en train de mourir sur un des fronts de la Syrie ", poursuit-il.  

Entre 120 et 150 personnes meurent chaque jour en Syrie, des djihadistes, des militaires mais aussi de nombreux civils.

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