La Norvège va passer au tout-électrique et tripler la taxe carbone pour lutter contre le réchauffement climatique

Le pays veut réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 90 à 95% d'ici à 2050.

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La Première ministre norvégienne, Erna Solberg, lors d'une conférence de presse à Oslo, le 3 septembre 2020. (BERIT ROALD / NTB SCANPIX / AFP)

Le gouvernement norvégien a dévoilé, vendredi 8 janvier, un éventail de mesures pour atteindre ses objectifs de lutte contre le réchauffement climatique. Plus gros producteur d'hydrocarbures d'Europe de l'Ouest, le pays ambitionne de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50 à 55% d'ici à 2030 en coopération avec l'Union européenne, à laquelle elle est étroitement associée sans en être membre. Cette réduction doit être de 90-95% d'ici à 2050.

"Les changements climatiques dus à l'homme ont des conséquences graves pour les humains, les animaux et la nature dans le monde entier, a rappelé la Première ministre, Erna Solberg, lors d'une conférence de presse. La Norvège veut faire sa part pour juguler ces changements climatiques." Parmi les mesures présentées, le gouvernement propose d'imposer à partir de 2022 le "zéro émission" pour les achats publics de voitures et de camionnettes. Même chose pour les appels d'offres portant sur les liaisons de ferries, à compter de 2023, et les bus urbains, à partir de 2025.

Les associations écologistes réclament encore plus d'efforts

Oslo veut aussi promouvoir les biocarburants et plus que tripler sa taxe carbone d'ici à 2030, pour la faire passer d'environ 590 couronnes (57 euros) la tonne à 2 000 couronnes. Une telle évolution devrait contribuer à encourager le captage et stockage de CO2, domaine technologique dans lequel la Norvège a réalisé d'importants investissements, notamment pour la séquestration du carbone dans des couches géologiques sous la mer. Ces propositions sont susceptibles d'être modifiées puisque le gouvernement, minoritaire, a besoin de l'appui d'autres partis pour les faire adopter au Parlement.

"C'est extrêmement positif que le gouvernement veuille augmenter la taxe CO2 et introduire des budgets d'émissions, s'est félicitée la branche norvégienne des Amis de la Terre. Mais ils évitent les grandes et difficiles questions sur la production de pétrole, la construction d'autoroutes, l'agrandissement d'aéroports et l'efficacité énergétique." Greenpeace, de son côté, a déploré que les réductions proposées dans les secteurs échappant aux quotas européens de CO2 (transport, déchets, agriculture, construction....) soient limitées à 45% d'ici 2030.

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