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L'ONU condamne les exécutions de masse "choquantes" en Arabie saoudite

Trente-sept personnes ont été exécutées pour faits de "terrorisme" dans le royaume sunnite mardi. Selon Amnesty International, la majorité appartenaient à la minorité chiite.

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Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire aux Droits de l'Homme de l'ONU à Genève, le 6 mars 2019.  (FABRICE COFFRINI / AFP)

Trente-sept suppliciés, dont au moins trois mineurs au moment de leur condamnation... Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a fermement condamné, mercredi 24 avril, les exécutions de masse "choquantes" perpétrées en Arabie saoudite la veille. Ces exécutions portent à plus de 100 le nombre de personnes mises à mort dans le royaume depuis le début de l'année, selon un décompte établi à partir de communiqués officiels.

Les 37 personnes exécutées mardi en Arabie saoudite ont toutes été reconnues coupables d'"avoir adopté la pensée terroriste extrémiste" et d'"avoir formé des cellules terroristes", a affirmé le ministère de l'Intérieur. Certaines ont été accusées de "sédition confessionnelle", un terme généralement utilisé en Arabie saoudite pour les militants chiites. D'après Amnesty International, la majorité des condamnés appartenaient à la minorité chiite.

Des décapitations et des crucifixions

Dans un communiqué, Michelle Bachelet, la Haute-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, a en particulier jugé "odieux" le fait qu'au moins trois des suppliciés étaient mineurs au moment de leur procès. "Je demande urgemment au gouvernement saoudien de lancer immédiatement une révision de sa loi antiterroriste (...) afin d'interdire la peine capitale pour les mineurs", a-t-elle affirmé.

Les exécutions ont généralement lieu par décapitation en Arabie saoudite. Le ministère de l'Intérieur a précisé que l'un des suppliciés de mardi avait ensuite été crucifié, un traitement réservé aux auteurs de crimes particulièrement graves.

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