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Mistral : le bras de fer se poursuit entre Moscou et Paris

Le contrat entre la France et la Russie pour la livraison de deux Mistral est sur le point d'être annulé. Sauf que Paris et Moscou n'arrivent pas à se mettre d'accord sur les conditions de cette annulation.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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  (Le bras de fer se poursuit entre la France et la Russie concernant la livraison des deux Mistral © REUTERS/Stephane Mahe)

Le dossier empoisonne depuis plusieurs mois les relations entre Paris et Moscou. La vente de deux navires de guerre de type Mistral est en passe d'être annulée. Le contrat d'un milliard 200 millions d'euros avait été suspendu par la France l'an dernier en raison du rôle joué par la Russie dans la crise ukrainienne.

Paris a proposé de rembourser 785 millions d'euros à la Russie à condition que Moscou autorise la revente des navires à un pays tiers. Proposition refusée par Moscou qui réclamerait 1,163 milliard d'euros. Pour le moment, la Russie s'oppose à une revente des bateaux pour des questions de sécurité nationale.

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"Les deux porte-hélicoptères Mistral ont été construits pour la marine russe, pour nos hélicoptères, nos systèmes de contrôle, notre infrastructure. Ces bateaux ne peuvent en aucune circonstance être cédés à un pays tiers pour le moment, c'est une question de sécurité nationale ", a expliqué un haut responsable du ministère russe de la Défense.

Que faire des deux navires ?

Jean-Dominique Merchet, journaliste à L'Opinion et spécialiste des questions de défense, ne doute pas qu'il y aura in fine un accord entre les deux pays. Sur France Info, il l'explique : "Les deux présidents Poutine et Hollande se sont mis d'accord politiquement. D'ailleurs Poutine l'a dit ' je ne serai pas très exigeant '."

Reste que la France se retrouve avec deux bateaux dont "elle ne sait vraiment pas quoi faire. Ce sont des bateaux assez spécifiques. La Marine française en possède déjà trois et n'en veut surtout pas d'autres, elle n'en a absolument pas besoin. Il faudrait trouver un client à l'exportation mais ça c'est très difficile ", explique-t-il.

Livraison des Mistral : "Il y aura au final un accord" selon Jean-Dominique Merchet
 

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