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Mandela hospitalisé : les Sud-Africains prient pour "le père de la Nation"

Nelson Mandela a été hospitalisé à Pretoria depuis la nuit de vendredi à samedi. La nouvelle inquiète la population sud-africaine, sans nouvelles depuis les premières déclarations annonçant un état "préoccupant mais stable". Dans les églises de Johannesburg, toutes les prières dominicales étaient adressées à l'ancien président sud-africain.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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 (SIPA)

A presque 95 ans, Nelson Mandela est hospitalisé pour la troisième fois en six mois. Le peuple sud-africain, inquiet, prie pour le héros de la lutte anti-apartheid à travers tout le pays.

A Soweto, quartier noir marqué par les émeutes de 1976
pendant l'apartheid, la cathédrale Regina Mundi a longtemps été le refuge des militants
anti-apartheid. Ce dimanche, elle a vu défiler des centaines de fidèles et
autres touristes.

" Aujourd'hui,
nous prions pour le père de la nation"

Le curé de cette "cathédrale du peuple" a célébré la messe
de ce dimanche en anglais et en langues africaines, évoquant avec émotion "le père
de la Nation"
, face à 2.000 personnes. Les fidèles, de tous âges, prient et
chantent pour l'homme qui a été emprisonné pendant 27 ans pour les droits de
son peuple. "On continuera de prier chez nous cet après-midi et ce soir" , s'exclament-ils.

A Johannesburg, ville de naissance de ce personnage mythique,
des centaines de fleurs ont été déposées devant la porte de sa maison. Le
peuple Sud-Africain voue un véritable culte à son ancien président. Depuis le
départ d'une ambulance escortée par la police dans la soirée de samedi, le
peuple sud-africain est sans nouvelle de celui qu'il surnomme affectueusement
Tata, terme signifiant père.

"Il
est temps de le laisser partir"

La
Une du grand hebdomadaire Sunday Times publié ce dimanche, est claire. L'image d'un Mandela, souriant et saluant
de la main, peut-être interprétée comme un adieu prématuré.

"Personne n'est éternel, mais j'aurais vraiment voulu qu'il y ait une  exception pour Mandela" , écrit une utilisatrice du réseau social Twitter ce dimanche matin. Cette inquiétude, à chaque nouvelle hospitalisation de l'ancien président, semble agacer. Sur Twitter, les messages d'espoir côtoient les fatalistes. Certains internautes souhaitent laisser Mandela finir sa vie paisiblement. "Est-ce qu'il ne nous a pas donné assez?" , interrogeait un autre tweet.

Un sentiment largement partagé, y compris par une partie de la population sud-africaine. "Ce qui doit arriver arrivera" , affirmait une paroissienne à Soweto ce dimanche matin, s'empressant de préciser "mais nous l'aimons toujours." L'heure est peut-être venue pour Nelson Mandela, emblême international.

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