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Les violences s'amplifiaient dimanche à la frontière avec la bande de Gaza où deux palestiniens ont été tués

Deux combattants du Jihad islamique palestinien ont trouvé la mort lors d'échanges de tirs avec l'armée israélienne, selon un communiqué de la branche armée du Jihad islamique, et des témoins.Une porte-parole militaire à Tel-Aviv a précisé que les victimes "tentaient de placer une charge explosive aux abords immédiats de la barrière de sécurité".
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Une foule palestinienne entoure les dépouilles de deux combattants palestiniens tués par Tshal le 26 décembre 2010 (AFP/SAID KHATIB)

Deux combattants du Jihad islamique palestinien ont trouvé la mort lors d'échanges de tirs avec l'armée israélienne, selon un communiqué de la branche armée du Jihad islamique, et des témoins.

Une porte-parole militaire à Tel-Aviv a précisé que les victimes "tentaient de placer une charge explosive aux abords immédiats de la barrière de sécurité".

La porte-parole a ajouté que l'armée a reçu pour consignes de "ne pas hésiter à ouvrir le feu" contre ceux qui tentent de placer des charges explosives près de la barrière.

Quelques heures après ces combats, des tanks israéliens ont tiré au moins dix obus en direction de la ville Khan Younès, a proximité du lieu des tirs, selon un photographe de l'AFP. Trois maisons ont été endommagées sans faire de nouvelles victimes.

Ce regain de violence survient à la veille du deuxième anniversaire de la dévastatrice offensive israélienne "Plomb durci" contre le Hamas dans la bande de Gaza, qui a fait 1.400 morts palestiniens, selon des sources médicales palestiniennes, et 13 morts côté israélien.

L'armée israélienne a multiplié ces derniers jours les raids aériens contre les groupes armés palestiniens de Gaza, y compris contre des installations du Hamas, en représailles aux tirs d'obus de mortier et de roquettes qui se multiplient contre le territoire hébreu.

Au moins 23 obus de mortier et quatre roquettes ont été tirés la semaine dernière depuis Gaza contre Israël, dont l'une a blessé une adolescente dans un kibboutz près d'un jardin d'enfants, selon l'armée. La tension est brusquement montée le 18 décembre lorsque l'aviation israélienne a tué cinq combattants islamistes palestiniens qui s'apprêtaient à lancer une attaque à la roquette contre Israël depuis la bande de Gaza.

Le Hamas a avertit qu'il était prêt à la guerre, tout en affirmant respecter la trêve militaire en vigueur depuis la fin de l'opération "Plomb durci".

"Nos armes sont moins nombreuses que celles de l'occupation israélienne, mais nous avons quelque chose qui va inquiéter l'occupation", a-t-il souligné. L'armée israélienne avait annoncé cette semaine que des groupes armés de Gaza avaient récemment utilisé pour la première fois un missile antichar russe de type "Kornet" contre un de ses chars Merkava.

Selon le quotidien populaire Yédiot Aharonot, le Hamas disposerait de missiles "Fajr-5" d'une portée de 80 à 90 km fabriqués en Syrie.

Manifestation en Cisjordanie
Neuf militants français pro-palestiniens ont été interpellés dimanche lors d'une manifestation au principal checkpoint entre la Cisjordanie et Jérusalem, a-t-on appris auprès de la police et des organisateurs.

"Nos forces ont dispersé aujourd'hui des manifestants qui jetaient des pierres contre elles, et procédé à l'arrestation de neuf personnes, dont des étrangers", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police israélienne. Selon un porte-parole de l'association française EuroPalestine, neuf ressortissants français ont été appréhendés. Un Palestinien, interpellé, a été relâché, a précisé la même source.

Un militant pro-palestinien français, Layli Ben Saffi, avait déjà été interpellé samedi par l'armée israélienne lors d'une manifestation contre la colonisation israélienne à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie. Il avait été relâché dans la soirée.

Une délégation de quelque 70 militants d'EuroPalestine conduit depuis la semaine dernière une "mission d'observation ayant valeur de témoignage" dans les Territoires palestiniens, selon un porte-parole de l'association.

La présidente d'EuroPalestine, Olivia Zemor, avait été refoulée mercredi dernier du territoire israélien sur recommandation des services de sécurité, après avoir été interpellée à l'aéroport international Ben Gourion de Tel-Aviv.

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