Les Etats-Unis retirent Cuba de leur liste des pays soutenant le terrorisme

Le département d'état américain a annoncé avoir officiellement retiré l'île de Cuba de la liste d'Etats soutenant le terrorisme international, décision effective ce vendredi. Il avait été saisi en décembre dernier par le président Barack Obama pour réévaluer la présence de l'île dans cette liste noire. Ce retrait était un obstacle au rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

(Barack Obama et Raul Castro avaient scellé le dégel entre leurs pays le 11 avril, avec une poignée de main historique à Panama © MAXPPP)

C'est officiel : Cuba ne figure plus dans la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme international. Saisi en décembre 2014 par le président Barack Obama, le département d'Etat a rendu un avis favorable au retrait du pays de cette liste noire, obstacle majeur au réchauffement diplomatique entamé depuis plusieurs entre Washington et La Havane.

Dans un communiqué ce vendredi, le Secrétariat d'Etat américain (équivalent du ministère des Affaires étrangères en France) rappelle que le Président Barack Obama lui avait demandé, en décembre 2014, de lui remettre un rapport sous six mois concernant la situation de Cuba vis-à-vis du terrorisme international.

"Pas de soutien au terorisme international au cours des six derniers mois"

Ce rapport a été remis aux services de la Maison Blanche le 14 avril dernier. Le texte recommandait d'ôter Cuba de la fameuse liste noire des Etats soutenant le terrorisme, certifiant que Cuba n'avait pas "fourni d'aide quelconque au terrorisme international ces six derniers mois", et que des "assurances avaient été apportées" sur les années à venir.

Barack Obama s'était alors dit favorable à ce retrait, et après un délai réglementaire de 45 jours, le département d'Etat a donc pris la décision de le rendre effectif, faisant sauter au passage l'un des obstacles majeurs au rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

Nuances

Dans ce même communiqué, les services du département d'Etat apportent toutefois quelques nuances à leur évaluation de Cuba : "les Etats-Unis demeurent inquiets et en désaccord avec une grande partie des politiques et actions menées par Cuba".