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Les djihadistes de Daech détruisent des œuvres d'art pré-islamiques

Dans une vidéo mise en ligne jeudi soir par Daech, on voit les djihadistes mettre en pièces des œuvres inestimables de l'époque pré-islamique, notamment au musée de Mossoul, en Irak. Une mise à sac condamnée à travers le monde, notamment par l'Unesco qui réclame une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'Onu.
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Radio France
Publié Mis à jour
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  (Capture d'écran de la vidéo mise en ligne jeudi soir par Daech)

Statues, frises, sculptures, antiquités millénaires des périodes assyrienne ou héllénistique, pré-islamiques... Les djihadistes de Daech n'ont pas fait de quartiers. Dans une vidéo mise en ligne par l'organisation jeudi soir, on aperçoit la mise à sac du musée de Mossoul, et la destruction d'oeuvres d'art inestimables, au prétexte qu'elles sont "des idoles pour les peuples d'autrefois qui les adoraient au lieu d'adorer Dieu ", comme l'explique un homme face caméra. Parmi les chefs d'oeuvre mis en pièces, un taureau ailé assyrien en granit, détruit sur le site archéologique de la porte de Nergal à Mossoul. À coups de massues, de haches et même d'un perforateur, les djihadistes ont tenu à tout détruire.

Datant de plusieurs siècles avant l'ère chrétienne, les objets détruits étaient pour la plupart d'une valeur inestimable. Les djihadistes ont profité de l'impunité totale dont ils disposent à Mossoul, une ville conquise l'été dernier. Une cité qui renferme l'un des musées les plus importants du Moyen-Orient. De quoi scandaliser le directeur du Metropolitan Museum de New York (Met) Thomas Campbell, qui a qualifié ces destructions de "catastrophiques ". Les djihadistes ont également fait sauter ce jeudi une mosquée du XIIe siècle à Mossoul.

L'Unesco demande une réunion du Conseil de sécurité

Avec cette opération de destruction sous couvert de la foi musulmane, les djihadistes de Daech tiennent leur Bamiyan. Dans cette ville afghane, les talibans avaient fait sauter des Bouddhas là aussi inestimables, en 2001 juste avant les attentats du 11 septembre. À Mossoul, les terroristes persécutent depuis des mois les minorités, dont les Assyriens chrétiens.

Jeudi soir, la directrice générale de l'Unesco a lancé un cri d'alarme. Dans un communiqué, Irina Bokova en appelle au Conseil de sécurité de l'Onu, réclamant une réunion d'urgence car "cette attaque est bien plus qu'une tragédie culturelle, c'est également une question de sécurité parce qu'elle alimente le sectarisme, l'extrémisme violent et le conflit en Irak ".

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