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Le Japon condamne le meurtre d'un otage par Daech

Japon, Etats-Unis, France et Grande-Bretagne ont fermement condamné l'exécution sommaire d'un Japonais otage du groupe terroriste Daech en Syrie, le Premier ministre nippon et le président américain exigeant "la libération immédiate" du deuxième otage aux mains des djihadistes.
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Radio France
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 (Shinzo Abe, le Premier ministre japonais, cité dans la vidéo, a exigé la libération immédiate du deuxième otage © Maxppp)

 "Un tel acte de terrorisme est ignoble et inadmissible, je le condamne avec la plus grande fermeté ", s'est indigné Shinzo Abe, le Premier ministre japonais, après avoir exprimé ses condoléances à la famille de son compatriote assassiné, Haruna Yukawa (vraisemblablement enlevé en Syrie en août dernier), et de nouveau exigé que soit relâché sans délai l'otage restant, le journaliste Kenji Goto, probablement capturé par Daech fin octobre.

François Hollande condamne un assassinat barbare

Londres et Washington condamnent fermement le meurtre de l’otage, tandis que François Hollande a condamné, lui, un "assassinat barbare ", saluant "l'engagement déterminé du Japon dans la lutte contre le terrorisme international et son rôle actif en faveur de la paix au Moyen-Orien t". Bien que des doutes aient été initialement exprimés sur l'authenticité de la vidéo mise en ligne pour annoncer la mort de l’otage, le Premier ministre Abe a jugé qu'elle était hautement crédible. Les déclarations antérieures du président américain et du Premier ministre britannique semblent indiquer que leurs services de renseignement ont authentifié ce document attribué aux djihadistes.

Montage à la hâte

D'une durée de près de trois minutes, cette vidéo montre une image fixe de Kenji Goto en tunique orange tenant dans les mains une photo de ce qui semble être le corps d’Haruna Yukawa décapité. Il s’adresse en anglais directement au Premier ministre japonais : "Abe vous avez laissé mourir Haruna, vous n’avez pas pris au sérieux nos menaces" . Et demande à sa femme de tout faire pour le sauver. Si l’on s’en tient à la suite de ce message, l’organisation réclame la libération de l’Irakienne Sadjida al Richaoui, détenue en Jordanie. Elle avait été arrêtée en 2005 alors qu’elle tentait de faire exploser les explosifs qu’elle portait sur elle dans un hôtel d’Amman, la capitale jordanienne.

Déterminé à ne pas céder

Ce nouveau développement est intervenu moins de deux jours après l'expiration de l'ultimatum de 72 heures posé mardi dernier par les islamistes de Daech qui menaçaient d'exécuter les deux Japonais à moins de recevoir une rançon de 200 millions de dollars.

Le gouvernement nippon, qui subit aussi la pression des dirigeants étrangers pour ne rien lâcher, a sans cesse réaffirmé sa détermination à ne pas céder aux menaces terroristes, ainsi que son engagement à le combattre, avec d'autres pays, même s’il ne peut fournir que des soutiens non militaires à la communauté internationale, du fait de l'interdiction constitutionnelle de passer à l'offensive.

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