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Le gouvernement chinois a invité samedi Barack Obama à renoncer à la rencontre avec le dalaï-lama à la Maison blanche

Cela pourrait être préjudiciable aux relations bilatérales, selon Pékin, qui y voit une ingérence dans les affaires intérieures chinoises.Barack Obama a été critiqué vendredi au Congrès pour n'avoir pas reçu le chef spirituel tibétain, en visite à Washington depuis 15 jours pour un rituel bouddhiste, l'accusant de céder à la pression chinoise.
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Après sa rencontre avec Obama, le 18 février 2010, le dalai-lama s'adresse aux médias devant la Maison Blanche. (AFP - Paul J. Richards)

Cela pourrait être préjudiciable aux relations bilatérales, selon Pékin, qui y voit une ingérence dans les affaires intérieures chinoises.

Barack Obama a été critiqué vendredi au Congrès pour n'avoir pas reçu le chef spirituel tibétain, en visite à Washington depuis 15 jours pour un rituel bouddhiste, l'accusant de céder à la pression chinoise.

"Cette rencontre illustre le soutien vigoureux du président en faveur de la préservation de l'identité religieuse, culturelle et linguistique unique du Tibet et de la protection des droits de l'homme des Tibétains", a commenté la Maison Blanche.

"Le président soulignera son soutien durable au dialogue entre les représentants du dalaï lama et le gouvernement chinois afin de résoudre leurs divergences", a ajouté la présidence américaine, en précisant que la rencontre, prévue samedi à 11h30 (15h30 GMT), ne serait pas ouverte à la presse et se déroulerait dans la Salle des cartes, non dans le Bureau ovale où les présidents américains reçoivent les chefs d'Etat.

M.Obama avait rencontré le dalaï lama l'an dernier, suscitant la colère de Pékin, qui accuse le chef des Tibétains de rechercher l'indépendance du "Toit du monde". Le dalaï-lama, qui a quitté son pays en 1959 après l'échec d'un soulèvement contre la présence chinoise, doit quitter samedi la capitale américaine où il se trouve depuis le 5 juillet.

Au cours de son séjour de près de deux semaines aux Etats-Unis, le dalaï-lama aura notamment vu le président de la Chambre des représentants, John Boehner, et la chef de file des démocrates de la Chambre, Nancy Pelosi.

Des négociations engagées épisodiquement avec des représentants de Pékin sur l'avenir du Tibet n'ont débouché sur rien.

La visite survient à un moment délicat dans les relations entre les deux pays, marquées par la tension en mer de Chine méridionale opposant Pékin à cinq autres pays de la région. Le chef d'état-major interarmes américain, l'amiral Mike Mullen, a effectué cette semaine une visite en Chine, la première à ce niveau depuis quatre ans.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton doit rencontrer le 25 juillet dans le sud de la Chine le conseiller d'Etat Dai Bingguo, plus haut responsable de la politique étrangère chinoise. Et le vice-président Joe Biden doit se rendre en Chine en août pour des entretiens avec Xi Jinping, qui doit accéder l'an prochain à la présidence du pays.

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