Le camp d'Alassane Ouattara a appelé à le rejoindre mercredi les forces armées loyales à Laurent Gbagbo

Ils accusent le président auto-proclamé de s'être engagé "dans une bataille stérile et suicidaire pouvant aboutir à la destruction du pays" avec le soutien d'"un quarteron d'officiers supérieurs".Ces propos intervienent alors ques les hostlités armées ont repris la semaine dernière entre les deux camps.

Le quartier Abobo a Abidjan le 2 mars 2011, trois jours après les affrontements entre pro et anti Gbagbo
Le quartier Abobo a Abidjan le 2 mars 2011, trois jours après les affrontements entre pro et anti Gbagbo (AFP/ISSOUF SANOGO)

Ils accusent le président auto-proclamé de s'être engagé "dans une bataille stérile et suicidaire pouvant aboutir à la destruction du pays" avec le soutien d'"un quarteron d'officiers supérieurs".

Ces propos intervienent alors ques les hostlités armées ont repris la semaine dernière entre les deux camps.

Les violences engendrées par la crise née de la présidentielle de novembre ont fait au moins 315 morts depuis mi-décembre, selon le dernier bilan de l'ONU.

La violence gagne du terrain à Abidjan
Des explosions ont secoué durant la nuit et mercredi matin le quartier de Koumassi, dans le sud d'Abidjan, alors que les combats entre forces de sécurité et partisans d'Alassane Ouattara s'étendent à d'autres secteurs de la capitale économique ivoirienne.

D'après des habitants de Koumassi, deux personnes sont mortes mais la situation s'est calmée en début d'après-midi et certains osent même s'aventurer hors de chez eux.

Les affrontements entre partisans des deux camps s'étaient surtout produits dans le nord de la ville dans le quartier d'Abobo, d'où les militants pro-Ouattara ont en partie réussi à chasser les forces loyales à Gbagbo.

Mardi, de jeunes partisans de Laurent Gbagbo ont pillé des commerces tenus par des étrangers dans le quartier commerçant d'Abidjan. Les "Jeunes Patriotes" de Gbagbo ont déjà attaqué à plusieurs reprises des étrangers par le passé.

Ils ont aussi intensifié leurs attaques contre les militaires de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) depuis que leur chef les a invités ce week-end à empêcher les forces de l'Onu de se déplacer à travers le pays.

Le terrain des opérations
Les mêmes ont intensifié leurs attaques contre les militaires de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci). Leur chef les a en effet invités le week-end dernier à empêcher les forces de l'Onu de se déplacer à travers le pays.

La situation en matière de sécurité se dégrade en Côte d'Ivoire , où des accrochages entre camps rivaux se sont succédé durant la semaine écoulée. Des hostilités ont repris le long d'une ligne de cessez-le-feu Nord-Sud où le calme prévalait globalement depuis la guerre civile de 2002-2003.

Plus de 300 personnes sont mortes depuis novembre et, selon les Nations unies, le nombre de réfugiés ivoiriens au Liberia s'élève à 68.000 et l'on recense 40.000 déplacés.

La crise pèse sur l'activité générale du pays, où des filiales de banques internationales ont décidé de suspendre leurs opérations. Le gouvernement sortant de Laurent Gbagbo a commencé à verser les salaires cette semaine et il a menacé de nationaliser les filiales ivoiriennes de la Société générale